Shakes & Fidget - France  

Revenir en arrière   Shakes & Fidget - France > Espace de la Communauté > RPG

Répondre
 
Outils du sujet Affichage du sujet
  #1  
Ancien 04/07/2012, 22h02
Avatar de Harry
Harry Harry est déconnecté
Prend confiance
 
Inscrit : October 2010
Lieu: Arles (13)/Montpellier(34) ^^
Messages: 46
Par défaut [Rp Duo] Les Méfiants Mafieux (humour et parodie)

Légende des couleurs:

Morbek
Kaïzer
PNJ



Yroule, grande ville dirigée par cinq puissantes familles mafieuses :

Les Toblérones, maîtres en matière de corruption et racket. C’est la famille qui a le plus d’influence sur la ville et certains de ses membres sont hauts placés dans le gouvernement.

Les Tata-Yaya, exclusivement composée de gobelins experts en vols et trafic de marchandise illicite. Ils sont en conflit permanent avec les autres familles.

Les Zarbini, rassemblant des assassins de toutes races et spécialisés dans les complots et attentats contre l’autorité. Ennemis jurés des Toblérones car les deux familles aspirent à accéder au trône.

Les Scratchis, dont le redoutable chef démon Iti étend la réputation en usant magie noire et fanatisme. La famille a cependant peu d’influence sur la ville depuis la mise en place de contre-sorts par les autorités.

Les Néowu, une tribu orc redoutable usant de violence plutôt que de psychologie pour se faire respecter. La majorité de ses membres moisissent aux cachots ce qui en fait la famille la moins puissante.


C’est dans cette ville rongée par la pègre que vit Kaïzer, un jeune homme de vingt ans. Décidément, la chance ne le connaissait pas car en plus de vivre dans cette ambiance sordide, il n’avait pas un brin d’intelligence. A quinze ans on l’envoya en école spécialisée plutôt que de le faire redoubler une 4eme fois. Là-bas il avait fait les quatre cents coups avec ses camarades et avait même réussi à faire démissionner trois employés. Puis il avait commencé à travailler, dans une auberge comme serveur, à la poste comme coursier, comme garçon d’écurie et comme livreur de lait. Au chômage depuis peu, il était en quête de petits boulots farfelus, originaux.

Il décida donc d’intégrer une famille mafieuse, se disant que c’était forcément bien payé et qu’il allait bien s’amuser. Il se présenta à la demeure de Don Buldore, chef des Toblérones. Le problème, c’est qu’on intègre pas une mafia comme ça…
__________________
"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans l'avenir."

W.Churchill

Rp solo: http://forum.sfgame.fr/showthread.php?t=11562

Dernière modification de Harry, 05/07/2012 à 10h38
Répondre en citant
Les 2 utilisateurs suivants remercient Harry pour son message :
  #2  
Ancien 04/07/2012, 22h09
Avatar de Confusius
Confusius Confusius est déconnecté
Héros de guerre
 
Inscrit : July 2010
Lieu: Le Mans
Messages: 163
Par défaut

-Hé Msieur Morbek ! Votre repas va refroidir !

Les petits yeux rieurs du garçon me fixaient avec malice. J’étais assis à une table de la célèbre taverne « Le Foupette », en plein centre de la ville, cherchant parmi les riches personnes qui se succédaient dans l’établissement de potentiels employeurs. Il me fallait trouver du travail, cela devenait vital.

-Psssssttt !

Un sifflement se fit entendre prêt de moi. Croyant tout d’abord à une invasion de serpent veineux, ni une ni deux, je saisis le garçon par les épaules et le mis devant moi pour me protéger.

-Pssssttt !

Ne prenant pas garde aux protestations du jeune enfant, ma perspicacité et mon intelligence hors norme reprenant le dessus, je me laissais tombé à terre et fit le mort. J’avais lu quelque part que cela était fort utile contre les lions. A quelques poils prêts, c’était du pareil au même. La tactique valait le coup d’être essayée.

-Hep la ! Monsieur ! Par ici ! Me chuchota une voix féminine à la table à côté.

Je pris le risque d’entrouvrir une paupière, et vit une demoiselle tout de noir vêtue me faire des gestes discrets de la main. Je me relevais, envoya bouler les badauds qui s’étaient attroupés autour de moi, inquiet sur mon état de santé, et me dirigea à grandes enjambées dans sa direction. Je tirai une chaise à moi, et m’y installa sans autres cérémonie. Me passant une main dans les cheveux, je lui annonçai d’une voie suave :

-Ecoutez ma chère, je sais que vous êtes dingue de moi, mais ce n’est ni l’endroit ni le moment pour me faire des avances !

-Taisez-vous, me rétorqua t’elle.

-Une femme de caractère ! J’aime ce genre de nanas !

Elle me dévisagea, abasourdit, avant de reprendre ses esprits.

-J’ai entendu dire que vous cherchiez un emploi.

-Vos renseignements sont exacts.

-Ne cherchez plus. Don Buldore, chef des Toblérones, a cruellement besoin d’hommes de mains. Vous savez, les affaires étant ce qu’elles sont, et la concurrence étant plus dure que jamais, il se trouve qu’ils ont tendance à disparaitre un peu trop souvent ces derniers temps.

-Ah. C’est fâcheux en effet. Mais vous savez, je ne travaille pas tellement dans le secteur.

-J’étais sur que vous me répondriez ça… Ils finissent tous par dire la même chose ! Bon, j’aurais quand même essayée…

-Ben oui, je suis plutôt des quartiers en bord forêt, donc je ne travaille pas dans le secteur. Sinon c’est pour travailler dans quoi ?

Elle semblait encore plus choquée qu’avant.

-Je heu… Oui, bien disons que nous faisons dans le social, une sorte de buisness familial pour faire court.

-Génial ! Je commence quand ?

Un petit sourire se dessina sur son visage.

-Tout de suite. Veuillez me suivre.
__________________
-----------
Mémoires de Mal, le RP de la mort qui tue, en vente chez ton libraire ! Tu peux aussi le découvrir ici !

Dernière modification de Confusius, 04/07/2012 à 22h19
Répondre en citant
L'utilisateur suivant remercie Confusius pour son message :
  #3  
Ancien 05/07/2012, 11h46
Avatar de Harry
Harry Harry est déconnecté
Prend confiance
 
Inscrit : October 2010
Lieu: Arles (13)/Montpellier(34) ^^
Messages: 46
Par défaut

-Alors comme ça Monsieur Kaïzer Souzé vous désirez faire partie de la famille ?

Je me trouvais assis dans une pièce magnifique. Sol en marbre, mur en pierre de qualité couvert de tableaux représentant des personnages distingués, un feu de cheminée, en marbre elle aussi, qui réchauffait l’atmosphère et la rendait sereine. Les sièges de part et d’autre du bureau étaient confortables et orné d’or. Les deux nains qui m’avaient escorté depuis le portail d’entrée encadraient la porte, dégageant une fierté et une force impressionnante malgré leur petite taille. En face de moi, dans l’autre fauteuil, était assis Don Buldore, le Parrain de la puissante famille Toblérone.

-C’est cela monsieur Buld…Toblérone. Je cherche un emploi qui me permettrait de servir votre cause car la rumeur circule sur votre baisse de puissance ces derniers temps.

-La rumeur a malheureusement raison. Mais vous savez, vous n’avez pas à vous présenter à notre demeure. Ce sont nos recruteurs qui vous repèrent et vous abordent pour vous emmener ici. Si vous n’avez pas été invité, c’est que vous ne correspondez certainement pas à nos critères. Cependant j’admire votre audace alors je vais vous laissez une chance. Vous passerez les tests avec les autres candidats et nous prendrons les deux meilleurs.

-Oh merci monsieur le chef, vous ne savez pas à quel point vous me rendez heureux. Je vous promets de vous obéir, de faire ce que vous demandez sans demander pourquoi, de…

-Oui, oui, vous promettrez le moment venu. Sinon dites-moi…vous vous y connaissez en affaires ?

-Ah oui, je tenais le vestiaire de temps en temps à la taverne où je…

-Mais non, je veux dire, heu en racket par exemple ?

-Oh vous savez, moi le tennis…

-Mais de quoi parlez-vous ? Bon en trafic peut-être ?

- Ah non je ne veux pas être agent de la circulation, c’est de l’action et des sensations fortes que je cherche.

-Vous vous fichez de moi jeune homme ? Quand je dis racket je veux dire extorsion de fonds et quand je dis trafic c’est échange de marchandises illicites. Vous êtes certain de bien connaître nos activités ?

-Ah excusez-moi j’avais mal compris haha, ce que je peux être bête parf…

-CA SUFFIT ! Mario, Luigi, dégagez moi cet imbécile !


Les deux nains quittèrent leur poste pour m’attraper par le bras. Sans avertissement, j’en saisi un par la barbe et l’envoyai valser contre le mur de droite tandis que je frappais l’autre d’un coup de genoux dans le visage. Aucun des deux ne se releva.

-Par la moustache de Plexi-glace ! Vous avez anéanti mes deux meilleurs gardes du corps ! Nous serions vingt ans en arrière je vous aurez abattu sur le champ. Mais devant cette démonstration de force et d’habileté au combat, et compte tenu de notre situation actuelle, j’accepte que vous passiez les tests. Mais je vous préviens, votre imbécilité ne vous mènera pas loin dans cette filière. Maintenant disparaissez et attendez les autres candidats dans le hall, ils devraient arriver dans quelques minutes.

Fier de moi, je m'apprêtais à quitter la pièce quand la porte s'ouvrit, laissant entrer un homme et une femme.
__________________
"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans l'avenir."

W.Churchill

Rp solo: http://forum.sfgame.fr/showthread.php?t=11562

Dernière modification de Harry, 07/07/2012 à 18h17
Répondre en citant
L'utilisateur suivant remercie Harry pour son message :
  #4  
Ancien 07/07/2012, 15h43
Avatar de Confusius
Confusius Confusius est déconnecté
Héros de guerre
 
Inscrit : July 2010
Lieu: Le Mans
Messages: 163
Par défaut

Je suivis la femme dans des ruelles sinueuses et peu attirantes que je ne connaissait pas, changement brusquement de direction, et rebroussant chemin par moment.
"La pauvre, elle doit être complètement perdue", pensais-je
Nous arrivâmes en face d'une imposante bâtisse qui semblait entièrement délabrée, et après s'être assuré une dernière fois qu'il étaient seul, elle frappa trois coups secs sur la lourde porte en fer qui se dressait devant nous. Presque instantanément, un bruit de verrou se fit entendre, et la porte pivota lentement sur ses gonds dans un grincement horrible.

-C'est moche ici.

La femme sourcilla à deux reprise, mais ne donna aucune suite à cette remarque, jugeant préférable de m'ignorer.

-Si vous voulez bien vous donnez la peine de me suivre, me dit t'elle d'une voix lasse.

Nous passâmes devant l'homme qui nous avait ouvert la porte. Il était petit, trapu, et me lança un regard noir, comme pour jauger de ma personne.
"Bah ce doit être le concierge..."

-Vous savez, je comprends que vous fermiez la porte à clé. Avec tout ce qui arrive dans le coin comme méfaits, on n'est jamais trop prudent !

Mon interlocutrice, devenue experte dans l'art de m'ignorer, poursuivit sa route, m’entraînant dans un véritable labyrinthe de couloirs. A chaque fois qu'elle poussait une porte, je pensais que nous étions arrivés à destination. Lorsque qu'enfin elle s’arrêta à proximité d'une porte en chêne massif, elle me prévint:

-Nous y sommes. C'est ici le bureau du patron. Surtout, soyez poli, appellez le Monsieur Toblérone, et tout devrais bien se passer... Enfin je l’espères pour vous. Elle poussa la porte.

- ...Maintenant disparaissez et attendez les autres candidats dans le hall, ils devraient arriver dans quelques minutes, tonna une voix puissante à l'intérieure de la pièce.

La scène en était burlesque. Un jeune homme d'une vingtaine d'année se trouvait debout en posture offensive, deux nains écroulés à ses pieds qui semblait complètement inconscients. En face de lui, un homme bien habillé dans son costume intégrale Macoste, semblait rouge de colère. Il nous dévisagea un instant.

-Ah ! Charlie Moppins ! Enfin vous voilà ! C'est qui ce comique que vous nous amenez cette fois ?

-En fait, je suis plus dans la peinture que dans le comique moi !

-Taisez-vous ! Il se rassit dans son fauteuil et soupira.

-Mon dieu. Quelle tragédie ! Plus aucun respect pour leurs aînés ces jeunes...

-Laissez moi vous faire part de mon indignation ! Votre établissement est dans un état lamentable. Je jetais un regard rapide à son bureau. Enfin sauf cette pièce. Ça va. Mais comment voulez-vous attirer des clients dans un endroit aussi minable ? Enfin, c'est insensé !Je réfléchis un instant, puis rajoutais... Monsieur Toblérones. j'adressais un petit clin d'oeil à la femme qui m'avait escorté jusqu'ici.

-Ah oui en effet ! Il se tourna vers Charlie. Je ne pensais pas qu'on en était tombé à un tel point que l'on soit obligé de recruter des... Il laissa sa phrase en suspens.

-Morbek, enchanté, dis-je en lui tendant la main.

Il m'ignora, et émit un ricanement, soudain fort d'une idée lumineuse.

-Et bien mon cher Morbek... Puisque les épreuves de sélections se déroulent par binôme, le votre est tout trouvé. Il se tourna vers le jeune homme qui n'avait prononcé aucun mot depuis mon arrivé. Morbek, je vous présente...euh...

-Kaïzer, répondit le jeune homme devant l'oubli du patron.

-Ouai, voila. Vous ferez donc équipe lors des épreuves. Bonne chance, et maintenant, vous pouvez disposer.

Je me tournais vers mon coéquipier.

-C'est nul comme prénom.

-J'allais dire la même chose du tiens, ptit père...

Nous sortîmes de la pièce, sous l'attentive escorte de Charlie, qui semblait de plus en plus désabusée et complètement dépassée par les évènements.

-Bien, à présent place au épreuves. Veuillez me suivre, je vais vous introduire aux autres candidats.
__________________
-----------
Mémoires de Mal, le RP de la mort qui tue, en vente chez ton libraire ! Tu peux aussi le découvrir ici !

Dernière modification de Confusius, 07/07/2012 à 22h57
Répondre en citant
L'utilisateur suivant remercie Confusius pour son message :
  #5  
Ancien 09/07/2012, 11h10
Avatar de Harry
Harry Harry est déconnecté
Prend confiance
 
Inscrit : October 2010
Lieu: Arles (13)/Montpellier(34) ^^
Messages: 46
Par défaut

De retour dans le hall d’entrée, 6 autres postulants nous rejoignirent. Pas de présentations, pas d’échanges de politesse, rien. Puis Charlie Moppins nous conduis à l’arrière de la demeure, dans un jardin boisé immense. Les binômes se formèrent puis elle nous expliqua les règles du test :

-Bien, vous êtes huit ce mois-ci, ce qui est peu mais de toute façon, seul deux d’entre vous pourront intégrer la famille. Chaque duo commencera à un des coins du jardin. Au son de la cloche, vos deux principaux objectifs seront survivre et éliminer tous les autres concurrents. Les deux derniers en vie auront gagné. Vous n’avez pas le droit de vous séparer de votre binôme, la victoire n’est possible qu’à deux. Vous trouverez à votre point de départ une caisse contenant deux armes et deux protections aléatoires. Attention, l’usage de la magie est strictement interdit. Des questions ?

- Oui, heu, ce n’est pas un peu violent comme test de sélection ? Je veux dire, pas besoin de s’entre-tuer pour obtenir un travail, même si je suis conscient de l’importance de votre Maison…

De toute évidence il ignorait tout de la mafia, pensant peut-être travailler comme cuisinier ou serveur pour une riche et gentille famille. Mieux valait que ça reste comme ça, ainsi j’aurais toujours plus de chance de monter en grade avant lui et deviendrai peut-être son chef.

-Mais non vous verrez, si vous êtes déterminé à nous servir, vous survivrez. Maintenant voici vos points de départ. Morbek et Kaizer, au fond à droite. Mel Dipson et Danny Lover, au fond à gauche. Louis Le Funeste et Nourvil, vous longez la demeure jusqu’au mur d’enceinte, à gauche. Ronnie et Slide, longez la demeure à droite.

Chacun partit de son côté, moi en compagnie de ce Morbek, avec qui je commençai à sympathiser durant le trajet.

-Alors qu’est-ce qui t’amène chez les Toblérones ?

-Ben c’est Charlie qui m’a proposée de les servir, et comme je suis sans emploi depuis peu. Et toi ?

-Pareil mais je suis venu de mon plein grès. Je cherche à servir une noble famille pour gagner de l’argent honnêtement tout en restant honnête avec moi-même. Bien joué, ne pas lui parler de mafia restait primordial.

-C’est toi qui a démonté les deux costauds dans le bureau du patron ?

-Bah je voulais juste les immobiliser mais à peine je lui tire sur la barbe qu’il se retrouve dans le mur d’en face et en me retournant j’ai donné un coup de genoux à l’autre mais c’était involontaire. Décidément je jouais bien mon rôle.

Nous arrivâmes à notre caisse et l’ouvrîmes. Un épluche-patate et une pierre coupante en guise d’armes, une paire de gants et une plaque métallique comme protection.

-Je te laisse la plaque mais je veux le couteau ok ?

-Ça me va, répondis-je en prenant la pierre et la plaque. Le son de la cloche retentit.

La course commença et en moins d’une minute, nous tombèrent nez à nez avec Dispson et Lover. Ce dernier plongea sur moi avec sa hache mais il se prit le pied dans une racine et s’empala sur un tronc dans une branche pointue. Dipson voulu faire demi-tour quand une lance le transperça et il tomba raide mort. Le lanceur apparut derrière lui, tenant une planche en bois comme protection. Son compagnon faisait tourner une lourde chaine autour de lui. Sans prévenir, je m’abattis sur le premier et lui fracassa le crâne avec ma pierre. Morbek lança son éplucheur mais loupa sa cible d’une bonne dizaine de mètres. Je reçu un coup de chaîne qui m’assomma tandis que mon collègue tentait maintenant d’étrangler mon agresseur.

-Utillise la ch… la ch… la ch…

-Quelle hache ?

-LA CHAINE !

-Aaah pardon ! Morbek attrapa la chaine et réussi à étrangler l’autre rapidement.

Je me relevai tant bien que mal. Il ne restait plus qu’un duo en lice, à moins qu’ils ne fussent déjà morts.

-Prenons de meilleures armes et de meilleures protections. Je ramassai la hache mais gardai ma plaque métallique.

-Oui bonne idée, de toute façon je ne trouve plus mon couteau, je vais garder la chaîne et mes gants je crois. Par contre je prends la planche.

La traque reprit et dura un bon quart d’heure quand nous perçûmes des voix pas loin de nous.

-On va se faire trucider, t’as pas vu la tête fracassée de l’autre tout à l’heure ?

-Bah ça se trouve ils se sont fait ça entre eux, avec nos armes on risque rien Louis ne t’en fait pas. Chut, ils sont derrière nous je le sens.

-Yaaaaaaaaa criais-je en brandissant ma hache. La terreur était une solution à beaucoup de problèmes mais mon cri ne leur fit aucun effet. Le corps à corps commença : hache contre épée et chaine contre masse. Dur quand on ne s’est jamais exercé à ce type de combats. File-moi tes gants vite !

Morbek profita d’un répit pour me les envoyer. Je lançai ma hache sur le Dourvil qui para sans difficultés, puis j’enfilai les gants. Mon adversaire me toisa d’un regard hébété. Il m’attaqua avec sa longue épée que j’attrapai à pleines mains sans me blesser grâce aux gants. Ni une ni deux, je brisai la lame.

-Ah ben forcément elle va marcher beaucoup moins bien !

Ce fut ces dernières paroles car je l’égorgeai avec ce qui restait de son arme. Puis je me tournai vers Morbek, en mauvaise posture. En effet le bonhomme courait autour d’un arbre, agitant sa chaine dans tous les sens. Le Funeste le poursuivait, donnant des coups de masse à tout va. La tactique fut pourtant efficace. Morbek entrava son adversaire contre le tronc d’arbre.

-Vas-y je te le laisse. Je ramassai la hache puis décapitai le dernier adversaire sous le regard horrifié de mon coéquipier. Un nouveau son de cloche retentit et nous regagnèrent la porte de la maison. Charlie eut l’air abasourdit en voyant qui étaient les survivants du test.

-Mais ce n’est pas possi…comment ? Enfin, félicitations et suivez-moi, nous allons maintenant passer le dernier test.

-Ah et quel est-il ?

-Subir la colère du patron…
__________________
"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans l'avenir."

W.Churchill

Rp solo: http://forum.sfgame.fr/showthread.php?t=11562

Dernière modification de Harry, 09/07/2012 à 12h23
Répondre en citant
L'utilisateur suivant remercie Harry pour son message :
  #6  
Ancien 13/09/2012, 19h25
Avatar de Confusius
Confusius Confusius est déconnecté
Héros de guerre
 
Inscrit : July 2010
Lieu: Le Mans
Messages: 163
Par défaut

Chapitre : Barry Hotter à l'Ecole des Sourciers.


Charlie nous conduisit de nouveau jusqu'au bureau du patron, qui lorsqu'il nous vit, étouffa un juron.

-Nom d'une pipe... Ne me dites pas que ce sont eux les vainqueurs ?

-J'en ai bien peur, Monsieur Toblérone...

Il tapa un poing rageur sur son bureau, renversant au passage quelque feuilles sur le sol. Charlie s'empressa de les ramasser et de les remettre en ordre.

-Bon... de toute façon nous n'avons pas le choix ! Il réfléchit un instant, caressant sa petite barbichette. Pour votre première mission, vous devrez escorter mon neveu, Barry Hotter, jusqu'à sa nouvelle école. Ce devrait être une tâche à votre portée, je supposes !

- Bien Monsieur Toblérone ! annonça un Kaizer enthousiaste.

Nous sortîmes du bureau, ayant hâte d'en découdre, et de prouver que nous étions fait pour le poste.

Dans son bureau, Toblérones poussa un long soupir.

- Ma chère Charlie... peut être me trompais-je mais...

Il marqua une pause, faisant pianoter machinalement ses doigts sur son bureau.

-... ne viennent ils pas de quitter le repaire sans savoir où aller ?

-je n'osais pas vous le faire remarquer, Monsieur...

Quelques explications et coups de fouets plus tard, nous sonnions à la porte du neveu de Toblérones. Des bruits de pas se firent entendre, puis celui du verrou, et dans un grincement théâtrale, la porte s'ouvrit lentement sur ses gonds, laissant paraître dans son encadrement un jeune garçon d'une douzaine d'année.

-Waich messieurs ! Je suis en pleine partie de cakes and midget ! alors si c'est pour vendre des trucs, laissez tomber ! En plus ce matin j'ai manger du pudding aux cornichons waich !

Kaizer me jetta un regard incrédule.

-Mais c'est qu'il est en train de nous raconter sa vie le gamin la ?

-Barry Hotter ? demandais-je.

Le gamin renifla bruyamment.

- Ouaip !

-Nous venons de la part de ton oncle. Il nous a demandé... Je sortis la liste sur laquelle toutes les recommandations avaient été notées. ... de t'annoncer que tu es un sourcier. Il faut que tu nous suive jusqu'à ton école.

- Je suis un quoi ?

- Un sourcier ! Tu es un sourcier ! Et si tu nous suit pas de suite, t'es un gamin mort !

Il haussa les épaules.

- D'accord !

Et ni une, ni deux, le cortège se mit en marche dans les rues sinueuses menant à l'Ecole des Sourciers.

-Avant tout, nous devrons faire quelque achats sur le Chemin de l'Averse. Là bas, un esclave de l'Ecole devrait nous retrouver pour nous aider à faire vos emplettes.

A peine eu-je finis ma phrase, qu'un homme arriva à notre hauteur, tout essouflé. Il était petit. Très petit.

- Bonjour, cher compagnons de route ! Je me permet de vous adresser la parole, et de surcroît de me présenter sans plus tarder. Je m'appelles Chagrid, et je suis un nain anorexique imberbe claustrophobe, adorateur de la déesse des Ongles à mes heures perdues.

Je lui tandis la main, et il me la serra chaleureusement. Kaizer, quant à lui, préféra l'ignorer.

- Tout d'abord, rendons nous chez ce cher Gobivander, afin d'acheter à Barry sa baguette de Sourcier.

Fort d'un homme en plus, le cortège se remis en marche. Arrivé devant une petite boutique, Chagrid poussa la porte et nous fit signe d'entrer.

- Bienvenue à vous ! Je t'attendais, Barry !! Annonça le vendeur d'une voix apocalyptique.

Surpris, Barry fit un pas en arrière.

-Vous...vous... comment connaissez vous mon nom ? vous êtes devin ?

Le vendeur parut surpris.

- Tu t'appelles vraiment Barry ? ça fait 35 ans que je dit cette phrase à tous mes clients, et je ne suis jamais tombé sur un seul Barry ! C'est le plus beau jour de ma vie !

Il tomba au sol, raide mort.

-Voila voila... Bon je supposes que... Kaizer pris une baguette au hasard parmi les étals. Celle ci fera l'affaire. En plus, mon petit doigt me dit que nous n'aurons pas besoin de payer. Il jeta un regard à Gobivander.

Barry se saisit de la baguette, et paru enchanté. Nous sortîmes de nouveau dans la rue.

- Hé ! Mamzelle ! Tu veux voir ma baguette ? Hein tu veux la voir ? demanda Barry à une jeune fille qui passait à proximité.
Douze baffes, trois saignements de nez et cinq vertèbres déplacées plus tard, Chagrid nous expliqua la suite des réjouissance.


-Bien. A présent, essayons de te trouver un bon balais !

-Un balais ? demandais-je surpris.

-Ben oui mon bon monsieur ! Comprenez, le taux d’échec aux examen étant proche de 95%, la plupart des élèves finissent donc techniciens de surface chez Mac Bonald. Au moins, on leur sert à quelque chose. En plus tu verras, en deuxième année tu pourras prendre l'option aspirateur ou récurage de statues post-Colombienne en bronze plaquées cuivre, repris t'il avec enthousiasme à l'attention de Barry.

La journée touchait à sa fin, nous avions enfin finit tous les achats nécessaires et même plus, puisque Barry avait insister pour qu'on lui achète un chouette, parce que selon ses dires, "une chouette, ben c'est chouette" (ce qui lui avait valu quelque coups de pied dans le popotin).

-Je tiens à te mettre en garde, Barry ! annonça Chagrid alors que nous étions sur le point de franchir le portail de l'Ecole.

- Il est dans le monde des sourciers un odieux personnage, Celui-dont-le-nom-ne-peut-pas-être-dit-ni-en-français-ni-dans-aucune-langue-connue-à-ce-jour-meme-pas-en-chinois-et-encore-moins-en-thaïlandais-du-nord.

- Ah bon ? s'enquit Kaizer. C'est parce que vous avez peur de lui que vous n'osez pas dire son nom ?

- Non bigre d'idiot ! C'est tout simplement parce que son nom est vraiment trop compliqué à prononcer ! Nous l'avons donc affubler de ce surnom bien plus commode à dire !

-Vous m'en direz tant...

C'est avec une larme à l'oeil que Barry nous remercia et nous dit au revoir.

-Tu sais, petit, je comprends que tu sois triste de nous quitter, mais soit un homme, un vrai !

Barry leva son petit minois vers Kaizer.

-non mais tu me marches sur le pieds la msieur !

-Ah. pardon.

Soudain, sans prévenir, et parce que cette histoire n'a de toute façon aucune logique, Celui-dont-le-nom-ne-peut-pas-être-dit-ni-en-français-ni-dans-aucune-langue-connue-à-ce-jour-meme-pas-en-chinois-et-encore-moins-en-thaïlandais-du-nord surgit de derrière un pissenlit, menaçant Barry de sa baguette...




*fin de l'histoire qui s’annonce palpitante avec un combat des plus épiques à venir...*
__________________
-----------
Mémoires de Mal, le RP de la mort qui tue, en vente chez ton libraire ! Tu peux aussi le découvrir ici !
Répondre en citant
Les 3 utilisateurs suivants remercient Confusius pour son message :
  #7  
Ancien 14/09/2012, 18h55
Avatar de Harry
Harry Harry est déconnecté
Prend confiance
 
Inscrit : October 2010
Lieu: Arles (13)/Montpellier(34) ^^
Messages: 46
Par défaut La suite du bazard

A peine le temps de m’excuser que celui-dont-le-nom-m’a-échappé-car-de-toutes-façons-je-ne-l’ai-entendu-qu’une-fois surgit des hautes herbes bordant la muraille de l’école en criant :

-Barry Hotter tu vas mourir car c’est ton destin depuis que tu es né ! Alaska nebraska !

Un puissant jet de sirop de menthe sortit de la baguette de sourcier de celui-dont…bref du méchant et percuta Chagrid de plein fouet, l’envoyant s’écraser contre le portail. Un craquement sec se fit entendre mais le portail ne fut pas abimé.

-Carambar, encore raté ! Nevada iowa !

Cette fois, c’est Barry qui le reçut en pleine poire mais le jet (sirop de grenadine cette fois) rebondi sur son front et frappa son lanceur au niveau du cœur. Incrédule, ce dernier nous jeta un coup d’œil avant de s’étaler de tout son long dans l’herbe.

-Ahaaaaaa je vous ai bien eu ! cria le sale type en se relevant aussi rapidement. Je ne garde jamais mon cœur entre mes cotes, il se trouve dans un coffre à des kilomètres de profondeur sous l’école, dans une salle sombre et humide dont l’entrée, située dans les latrines des filles du deuxième, est gardée par mon plus fidèle serviteur, Pieud’verre . Le code pour y accéder est le 3615Bubul, la clé du coffre traine dans le bureau de la vielle Mac Donalag et le mot de passe est Mazout aux épices….Je vous souhaite bonne chance pour y arriver hahaha !

Et il disparut dans un tourbillon de fumée rose.

- On n’y arrivera jamais, les latrines des filles sont strictement interdites d’accès aux hommes.

Chagrid avait prononcé ces paroles d’une voix suraiguë et pour cause sa cage thoracique tournée à 45 degrés par rapport à son axe normal.

-Ne vous inquiétez pas ce n’est rien comparé à ce qui est arrivé à mes rotules quand un quatrième année m’a balancé du haut du château d’eau. Ce Pieud’verre m’a toujours paru bizarre. Constamment habillé en fille, je comprends pourquoi maintenant. Vous allez devoir faire pareil si vous voulez accéder à cette salle secrète. Je ne vous accompagne pas je me sens un peu retourné.

Et il nous ouvrit le portail avant de partir vers la forêt.

-Bon et bien, notre mission s’achève ici n’est-ce pas mon cher Morbek ?

-En effet nous devions juste l’escorter jusqu’à son école, c’est chose faite ! Bonne année et ne fais pas trop de bêtises !

-Mais…et le vieux pas beau… vous…vous z'allez pas m’aider à trouver son cœur ?

-Je suis sûr que tu t’en sortiras très bien. N’oublie pas de t’entourer d’un roux et d’une grosse tête, il parait que ça porte bonheur.


*Trois jours plus tard*


-Je viens de recevoir une lettre de mon neveu. Il a réussi à détruire le cœur de je ne sais qui avec je ne sais quoi dans je ne sais quelle salle souterraine. Des explications ?

-Je ne sais. On l’a juste escorté à son bahut comme vous l’aviez demandé, ce qu’il fait là-bas ne nous regarde en rien patron.

-DETROMPEZ-VOUS !! Vous repartez sur le champ pour le ramener ici. Je crains que les autres élèves n’aient eu une mauvaise influence sur lui et qu’il délire complètement. EXECUTION !

Et nous repartîmes pour l’école des sourciers sans rencontrer le moindre problème en route. A notre arrivée au campus, nous furent conduis dans nos chambres dans une aile réservée aux parents d’élèves et personnel interne. Vers minuit, Barry entra et se mit à parler très vite sans prendre le temps de dire bonjour.

-Vous zaviez raison les roux et les intellos ça porte bonheur j’ai réussi à détruire le cœur de celui […] du-nord weisheu mais le rouquin est resté québlo dans un tunnel étroit et la mlle je-sais-tout s’est perdu en tournant à droite au lieu de nous suivre à gauche cette dinde. S’il vous plait aidez-moi ce sont mes meilleurs amis aighttt.

Se disant que Mr Toblérone ne nous laisserait pas le choix, nous accompagnâmes Barry dans les toilettes des filles sans avoir à se déguiser car ils avaient été condamnés suite à la soirée « mets raffinés » de la veille. Le cadavre du fameux Pieud’Verre gisait dans une flaque de…ah non ça n’a pas le goût du sang tiens ! Nous sautâmes dans le trou au millieu de la pièce et après une chute d’au moins cinquante mètres atterrîmes dans un bassin d’eau glacée.

-Par ici suivez-moi les gros !

Après quelques tournants, une paire de fesse apparut sortant d’une étroite embouchure.

-J'vous présente Nor, le rouquin. Bouge pas Nono on va chercher Ermiope elle saura comment faire pour te sortir de là sans t’arracher la peau.

-Fay vite je commence à avoirrr faym moi ey je ne te parrrle pas de l’autrrrre côtey du bazarrr une fois.

Nous retournâmes sur nos pas et tournâmes dans la galerie voisine, celle dans laquelle Ermiope s’était perdu. Au bout de quelques dizaines de mètres, une lourde porte nous barra la route. Mais elle était entrouverte et on entra dans cette nouvelle pièce. Une salle circulaire avec une énorme fosse aux parois lisses et raide au milieu. Tout autour, une passerelle sur laquelle on avança un peu.

-Heuu tu as déjà entendu parler des Néowu ?

-La tribu orc qui a fait un carnage la décennie précédente ? Les trois quarts de leurs membres sont en prison maintenant pourquoi ?

-Je crois qu’on vient de trouver la prison en question…

Et en effet, du fond de la fosse s’élevait un grognement inhumain et je crus même distinguer parmi la centaine d’orc une carcasse en charpie, probablement les restes d’Ermiope.
__________________
"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans l'avenir."

W.Churchill

Rp solo: http://forum.sfgame.fr/showthread.php?t=11562

Dernière modification de Harry, 14/09/2012 à 22h36
Répondre en citant
Les 2 utilisateurs suivants remercient Harry pour son message :
  #8  
Ancien 10/11/2012, 16h15
Avatar de Confusius
Confusius Confusius est déconnecté
Héros de guerre
 
Inscrit : July 2010
Lieu: Le Mans
Messages: 163
Par défaut

- Ziva c'est horrible ! s'écria Barry. Je me suis taché mon pantalon a force de traîner dans ces endroits malpropres ! Ah et aussi pour Ermiope... ajouta t'il en lançant un regard rapide vers la masse difforme au fond de la fosse.

-Commençons par débloquer Nor. Comme ça, on pourra l'envoyer chercher Ermiope sans avoir à prendre de risques trop importants.

Je réfléchit un moment.

-Il n'a pas tord ! confirma Kaizer.

-Ouai, on peut dire que je perd pas le Nor ! hahahaha...ha... NON PAS TAPER !

Kaizer leva un imposant bâton devant les yeux de Barry.

-Tu refais une blague de ce genre, et je trouverais bien un endroit où te l'insérer...

Et tout en chantant du Batrick Pruel, nous repartîmes en direction de l'endroit où Nor était bloqué.

-... Et alorrrs spourça une fois que jlui ay dit que si elle nvoulaiy pas que je le dise aux autrrrres deux fois, fallay qu'elle se calme !

-Nor ? A qui tu parles ?

-Heyn qui say ? J'ai trrouvay un rat morrrrt à qui fairrre la conversation !

Le popotin en l'air, coincé entre deux parois abruptes, Nor se trémoussait dans tous les sens pour tenter de s'extirper de son piège.

-T'en fais pas mon vieux, on va te tirer de là, promis Barry tout en tirant sa baguette de sourcier de sa poche.

-Déblocus cucus ! s'écria-t-il en faisant des moulinets avec sa baguette.
Rien ne se passa.

-C'est nul ton truc, ça marche pas ! lui fis-je remarquer.

-Ah tu crois ça mec ?

Il s'avança près de Nor et lui assaini un énorme coup de pied dans le postérieur. Le rouquin fut projeté 20 mètres en avant.

-Hey ! May tu es forrrt toi une fois ! commenta-il en se massant les fesses. Parrr contrrrrreeeee jay perrdu may lunettes ! jvois plus rien Barry !

-Tiens c'est curieux, jmen serais pas douté une seconde... Tu es en train de parler à une chauve-souris la mon vieux ! Je suis derrière toi !

-Bien, désolé de couper court à vos retrouvailles, mais si le vous le voulez bien, allons cherche Ermiope maintenant.

-Oh ! may pourrrquoi ce réfrigérateur parle-t-il ? demanda Nor.

Kaizer soupira.

-Ok allons-y ! Dit Barry en attrapant Nor par la main.

Nous repassâmes sur la passerelle, au dessus de la fosse d'où les lugubres grognements s'élevaient. Arrivés au bout, nous primes des escaliers qui semblaient descendre droit dans la prison des trolls. Tout en bas, nous tombâmes nez à nez avec une lourde porte en fer, sur laquelle se trouvait une pancarte à moitié effacée par le temps "Att.ntion, Trol.s très mécha.ts derrière cet.e porte ! N'ouvr.r sous aucun préte.te !"

-C'est incompréhensible ! dis-je tout en tournant la clé qui se trouvait par hasard sur la serrure de la porte.

-Non n'oubvrez pass ! s'écria une fois féminine quelque part.

-Qui c'est ? demanda Kaizer tout en tentant de percer l’obscurité des lieux en plissant les yeux.

-Chest moi ! Ermviopve !

-Ermiope ? Mais où es tu ! s'enquit Barry.

-Che chui là ! tu me marchves sur le visache !

-Oh pardon... s'excusa Barry tout descendant de la figure d'Ermiope.

Elle se releva.

-Mais comment t'es arrivée là ? demandais-je.

-Ben, il se trouve que j'étais en train de faire la roue, comme à mon habitude lorsque je suis effrayée, lorsque tout à coup j'ai trébuché dans l'escalier. J'ai dévalé les 876 marches -je le sais parce que j'ai eu le temps de les compter- et me suis cogné la tête contre la porte. J'ai perdu connaissance, et lorsque je me suis réveillée, Barry était en train de faire l'équilibriste sur mon visage.

-Et à quel moment t'es tu fais piquer par les guêpes ?

-Les guêpes ?

-Ben ouai, les boutons sur ton visage...

-C'est de l’acné ! annonça t'elle vexée.

Kaizer émit un petit sifflement admiratif.

-Je t'en pris, fais preuve d'un peu plus de discernement, tu es en train de la mettre mal à l'aise.

-Non mais tu as vu la taille de ses bidules ! Elle a de quoi nourrir un pays pendant 8 ans !

Ermiope ignora les commentaires déplacés de Kaizer, et continua son récit.

-Heureusement que vous n'avez pas ouvert la porte, parce qu'autrement nous aurions de gros problèmes à l'heure actuelle !

Je me tournais vers elle.

-Tiens, c'est marrant que tu en parles...

Derrière la porte entrebâillée, les grognements gagnèrent en intensité, et le sol se mit à trembler.

-Courez ! ordonna Kaizer.

Nous remontâmes les escaliers aussi vite que possible, le souffle chaud des trolls se faisant de plus en plus proche. Une fois arrivés en haut, il fallait prendre une décision.

-On se sépare ! chacun d'un côté !

Le groupe se disloqua. Mais à peine avions nous décidé cela, qu'il s'avéra inutile pour nous de courir plus longtemps : les trolls s'étaient tous lancés à la poursuite d'Ermiope.
Kaizer et Barry me rejoignirent.

-Waich il se passe quoi la ?

-C'est pourtant logique ! Ils sont resté enfermé pendant si longtemps, que la première chose qu'ils ont envies de faire c'est de...

-Oh épargne nous les détails tu veux ?

Le spectacle était assez comique. Tout d'abord, Ermiope, faisant la roue, et hurlant de terreur. Ensuite, l'armada de trolls lancés à sa poursuite, qui poussaient des grognements, la bave aux lèvre. Enfin, fermant le cortège, Nor, courant à la poursuite des trolls en lançant des "Oh des écurrreuils une fois! Petits petits !".

-Y'a des jours ou je me dis que j'aurais mieux fais de rester couché...

-Bon ça deviens trop relou la ! Venez on s'arrache !

-Et tes amis ?

-Borf, je commence à m'en lasser. Ils ont qu'à se débrouiller !

-Kaizer ?

-Voila des paroles que j'approuve au plus haut point !

-Alors rentrons !

Et c'est ainsi que nous ramenâmes Barry auprès de son oncle.

-Mission réussie ! dis-je à Kaizer en sortant du bureau du boss.

-Ne vous réjouissez pas trop vite, lança une voix derrière nous.

Charlie Moppins était adossée contre un mur, les bras croisés.

-Si vous voulez bien me suivre, je vais vous faire part de votre nouvelle mission...
__________________
-----------
Mémoires de Mal, le RP de la mort qui tue, en vente chez ton libraire ! Tu peux aussi le découvrir ici !
Répondre en citant
Les 2 utilisateurs suivants remercient Confusius pour son message :
  #9  
Ancien 03/01/2013, 17h17
Avatar de Harry
Harry Harry est déconnecté
Prend confiance
 
Inscrit : October 2010
Lieu: Arles (13)/Montpellier(34) ^^
Messages: 46
Par défaut Retour vers le futur antérieur du prétérit

PARTIE 1

Une fois sortis de la maison Toblérone, Moppins nous fixa un rendez-vous le lendemain pour nous parler plus en détail d’une mission qui selon ses dires s’avérerait assez périlleuse et importante aux yeux du boss. Enfin une occasion de prouver ma véritable détermination pensais-je.

« Vous avez quartier libre jusqu’à demain matin, 9h. Passez votre nuit comme bon vous semble mais ne soyez en retard sous aucun prétexte ou le patron pourrait bien décider de vous étriper finalement ».

«D’accord merci. Allez viens Kaizer on va aux « quatre balayettes » il parait que la serveuse sait s’y prendre avec les clients si tu vois ce que je veux dire. »

« Va pour la taverne mais un seul verre, je compte me coucher tôt et je ne tiens pas à arriver en retard demain.»

Voici la dernière phrase dont je me souvienne. Entre ce moment et mon réveil au fond d’un puits, le trou noir. Remonter à la surface fut assez simple, le puits n’étant pas très profond et les parois présentant des prises pour escalader facilement.

« Excusez-moi brave monsieur auriez-vous l’heure s’il vous plait ? » m’adressant au premier venu une fois sortit du puits.

« Il est exactement l’heure qu’il est lorsque les premiers rayons du soleil dépassent le sommet du mont Striatang. 8h30 pour les puristes. Mais que faisiez-vous là-dedans ? »

« Service de purification des eaux, merci pour l’heure »

30 minutes pour retrouver Morbek, faire un brin de toilette et aller au rendez-vous. Que serait la vie sans véritable challenge ? Sans parler de tous les évènements qui m’ont conduit dans ce puits et qui demeuraient inconnu à mes yeux. C’est en rentrant chez moi que je le retrouvai. Nu, endormit derrière un buisson en compagnie d’une fouine.

« Oh camarade debout ! »

« Gneiiin ? Les violonistes sont dans la cave ? »

« Oui c’est exactement ça et le patron va se faire une choucroute avec nos boyaux si on ne se dépêche pas. »

« Zut le rendez-vous je me souviens mais…il s’est passé quoi au juste ? »

« Pas de souvenirs non plus, on est allé boire aux « quatre balayettes » c’est tout ce que je sais. Allez viens chez moi te laver, je vais te filer des vêtements. Heu… la fouine reste ici je te préviens. »

A 9h moins cinq minutes, nous étions enfin prêt mais il fallait compter un bon quart d’heure pour aller chez Don Buldore. La sentence allait être irrévocable. Sur le chemin, on remarqua des affiches placardées dans toute la ville. Nos deux portraits avec mention « morts ou vifs » et une récompense de 1000 pièces d’or chacun.

« Des problèmes jeunes gens ? Par ici j’ai ce qu’il vous faut. »

C’était un vieillard comme on n’en voit que dans les impasses les plus mal famées. Sans poser de question mais en restant sur nos gardes, nous le suivîmes dans les recoins sombres. Il sortit deux champignons de sa grande veste.

« Voici la clé pour changer les choses. Ce qui s’est passé cette nuit est affreux pour la santé mentale de la population et Toblérone a mis votre tête à prix. Je vous donne deux minutes d’espérance de vie si vous vous aventurez plus loin. Ces champignons vont vous faire remonter le temps de 12h, donc à 21h hier soir. Une fois dans le passé, tachez de vous empêcher vous-même de faire l’irréparable mais attention, vous ne devez pas entrer en contact avec votre propre personne. En revanche vous pouvez vous arranger pour vous retrouver avec le passé de votre camarade. Compliqué hein ? Mais si vous ne suivez pas ces règles à la lettre, les conséquences seraient bien pires que la situation actuelle. »

« Et pourquoi on vous ferait confiance, qui nous dit que ces champignons ne sont pas drogués et que vous allez nous livrer à Toblérone ensuite ? »

« J’ai oublié, il est primordial que vous veniez me voir dans cette impasse avant 2h du matin et que vous me disiez «Les violonistes sont dans la cave », c’est la seule phrase qui me fera comprendre que je dois vous aider. Ne perdez plus une minute, mangez ces champignons ! »

« Les violonistes sont dans la cave ? Morbek c’est la phrase que tu as prononcé quand je t’ai réveillé tu te rappelles quelque chose ? »

« heu…j’étais en train de rêver il me semble, je savais bien que votre tête me disait quelque chose je vous ai vu dans mon rêve ! »

« Je ne peux rien vous dire de plus, mangez vite ! Plus une seconde à perdre ! »

Ce fut le champignon le plus dégueulasse de ma vie. Après la dernière bouchée, tout devint flou autour de moi et la ruelle devint de plus en plus sombre. Quand tout s’arrêta, je m’évanoui.

« Oh zut Kaizer t’es mouru ? Sûr et certain que tu vas pas te réveiller? Bon dans ce cas je peux hériter de tes biens vu que je suis le seul témoin ahah. Voyons voir ce que tu caches dans tes poches. »

« Hep vous là ! Qu’est-il arrivé à cet homme ? »

« Rien monsieur l’agent il s’est simplement endormi, il a eu une dure journée vous savez et j’allais le ramen… »
« Bleuuuuuarrrg »

Des bottes couvertes de vomi furent la première chose que je vis à mon retour à la réalité. Dix minutes plus tard, Morbek et moi croupissions au fond d’un cachot.

« Ca va un peu compromettre nos plans non ? »

« Non à peine … »

Une troisième personne était présente dans cet endroit puant le moisi et l’urine. Un nain tatoué sur tout le corps et vêtu uniquement d’un pagne. Il nous interpella :

« Je m’appelle Michel Scoophyle je vais me faire la malle vous êtes avec moi ? Je me suis tatoué le plan de la prison sur tout le corps avant de me faire enfermé exprès, j’adore aller en prison pour m’évader c’est ma passion. »

« Le plan de la prison ? Alors comment on sort ? »

« Il y a juste un petit problème, la sortie est tatoué sur mon….et bien…enfin vous voyez quoi. »

« Et alors ? On se tourne pendant que vous y jeter un œil ya pas de problèmes. »

« C’est pas ça c’est juste qu’il se trouve dans la poche du gardien. On me l’a tranché avant de m’enfermer ici heureusement que le garde aime collectionner les trophées. »

Il n’avait pas besoin de lever son pagne pour prouver ses dires je l’aurais cru mais maintenant cette vision hantera mon esprit à jamais. Après avoir réveillé Morbek qui s’était évanoui de terreur, on mit au point un plan pour attirer le gardien, lui reprendre la « clé » de notre évasion. J’appelai le garde pour signaler la mort du nain (qu’il simula bien entendu). Le garde ouvrit la cellule et Morbek et moi nous jetâmes sur lui pour l’assommer et trouvâmes dans sa poche l’objet en question. Le tatouage dessus indiquait un souterrain partant de notre propre cellule et débouchant dans une ruelle de la ville. Une fois dehors, le nain partit de son côté.

« C’est quelle heure à ton avis ? »

« 23h si on en croit le taux d’alcool par litre d’air inspiré. A cette heure-ci on doit tout juste prendre le premier verre aux « quatre balayettes »

En effet nous y étions mais loin d’être seuls, c’est toute une bande qui partageait notre table. Il faut dire que nous leur donnions loisir à regarder, à danser ainsi sur la table et arrosant de bière qui le souhaitait. Cela aurait pu être très drôle si nos vêtements ne se trouvaient pas sur le comptoir...

[à suivre]
__________________
"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans l'avenir."

W.Churchill

Rp solo: http://forum.sfgame.fr/showthread.php?t=11562

Dernière modification de Harry, 03/01/2013 à 19h13
Répondre en citant
Les 2 utilisateurs suivants remercient Harry pour son message :
  #10  
Ancien 05/01/2013, 18h51
Avatar de Confusius
Confusius Confusius est déconnecté
Héros de guerre
 
Inscrit : July 2010
Lieu: Le Mans
Messages: 163
Par défaut

-Tiens, on dirait que tu avais froid, vu la taille de ton…

-Oh ça va hein ! répondit Kaizer qui soudainement était devenu encore plus rouge que le sang qui s’écoulait du nez de son sosie qui venait de chuter lourdement sur le sol.

Cela ne sembla pas l’affecter le moins du monde, puisqu’il se releva, et, tapant dans ses mains reprit à tue tête la dernière chanson de la Compagnie Crédule :

-« Décaler la table ! Décaler la table ! Ohé ohé ! »

-Je crois qu’il est grand temps d’intervenir avant que les choses empirent.

-Tu m’enlèves les mots de la bouche.

Nous avions pris soin auparavant de nous déguiser : c’était impératif, le vieux chnok avait bien insisté sur ce point. Kaizer portait donc un pansement usagé au niveau du petit orteil droit, et pour ma part je m’étais enfilé une brindille dans les cheveux. Le résultat état flagrant : nous étions méconnaissables.

-Alors voila le plan : on chope chacun un gugusse et on les entraine de force dehors.

-Heu…Je suis la, Morbek…La tu es en train de faire la conversation à un chat.

-Ah pardon. Faut dire qu’on n’aurait pas du se déguiser autant, même moi je me fais avoir !

-Ici, Morbek, je suis ici ! Ça c’est un urinoir…

-Désolé…

Notre tactique était parfaite. Du moins les dix premières secondes. A peine avions nous saisit nos homologues par les poignets que toute la bande de joyeux larrons nous tomba dessus. L’instant d’après, nous étions assis à une table, une bière dans une main, un bretzel dans l’autre.

-Tiens c’est bizarre, j’ai l’impression de t’avoir déjà vu, me dit mon autre Moi entre deux salves de vomissements.

-Mais non t’es bête ! Lui répondit le Kaizer bourré. Tu vois bien qu’il a une brindille dans les cheveux !

-Tu as raison ! Tu es serpicace mon ami !

-On dit perssicace.

Je lançais un regard à Kaizer, qui semblait tout aussi désabusé que moi.

-Bon on fait quoi maintenant ?

Un sourire s’élargit sur son visage.

-Juste une pour la route ? me demanda-t-il en levant sa chope devant sa tête.


Le lendemain matin, je me réveillais dans un puits. Plus troublant, Kaizer se trouvait à mes côtés, un bras enroulé autour de mon cou. La tête en feu, je secouais mon camarade, terrifié par ce que je pouvais constater.

-Hey ! Réveille-toi ! On s’est encore foirés !

-Hmmmmmmm laisse moi dormir !

Soudain j’arrêtais mon geste. Certes le temps pressait et Kaizer dormait comme une masse. A cela prêt, que ce n’était pas le bon : pas de pansement à l’orteil droit.

-Je crois que si on s’en sorts vivant, je démissionne, maugréais-je en me mettant à la recherche du bon Kaizer.

En sortant du puits, un homme se dirigea vers moi.

-Halte ! Vous ne passerez pas à moins de répondre à cette énigme ! Mon premier est vert, mon deuxième est petit. Mon tout sert à la traite des vaches.

Je lui donnais un puissant croché du droit, et poursuivit ma route. Vingt minutes plus tard, je retrouvais Kaizer suspendu par les pieds à un arbre, inconscient.
Si les baffes que je lui envoyais par dizaine ne suffirent pas à le tirer de son sommeil, il n’en fut pas de même avec les coups de pieds dans le visage.

-Hein ? Les guitaristes sont dans le grenier ?

-Debout mon vieux, on est dans le pétrin.

J’expliquais tout en détail à Kaizer, qui devint de plus en plus blême au fur et à mesure que je lui exposais la situation. Enfin quand j’eu fini :

-Quoi ? Mais c’est horrible ! Tu as vraiment tapé cet homme ?

-Oui. Pire encore, je crois que je me suis foulé le poignet.

-Mais tu crois qu’on a quand même réussis ? Je veux dire par la que rien ne nous certifie que l’on n’a pas accompli avec brio notre mission avant de finir murgés !

-Tu es optimiste toi… De toute façon nous allons bientôt le savoir. On va aller en reconnaissance chez Don Buldore pour voir si c’est le branle bas de combat, et on avisera en conséquence. En tout cas, on est dans les temps par rapport au rendez-vous.

Lorsque nous arrivâmes au repère, c’était plutôt calme.

-Bon alors tu as bien compris : on entre, on demande quelle est notre mission, on se déguise, on va retrouver nos deux sosies avant qu’ils ne se réveillent et on leur explique à notre tour en leur faisant croire que c’est Don Buldore qui nous l’a demandé… Ni vu ni connu !

-Très bien.

Dès notre entrée, Charlie Moppins vint à notre rencontre.

-Bien, je vois que pour une fois vous êtes à l’heure !

Je manquais de m’étouffer alors que dans le même temps Kaizer sifflotait tout en regardant le plafond.

-Cessez de faire les pitres ! Vous avez de la chance, aujourd’hui le boss est de bonne humeur, il a reçu la visite de sa famille.

En effet, lorsque nous poussions la porte du bureau du chef des Toblérones, nous le vîmes en compagnie d’une autre personne, plus petite que lui.

-Ah ! Kaizer, Morbek ! Je vous attendez avec impatience, annonça-t-il d’une voix joviale.

-Bonjour patron !

-Je suppose que ce doit être votre père ? demanda Kaizer en pointant son index en direction de la personne qui se tenait debout à côté de lui.

-Non, c’est ma fille…

-Je sais faire des pets avec mes aisselles, vous savez ! Dit la fille de sa voix fluette.

-Non mais sérieusement, elle a des rides et la moustache, vous êtes sur que vous ne vous trompez pas patron ?



-La prochaine fois, par pitié, ne dit rien… lançais-je d’une voix essoufflée à Kaizer alors que nous courions dans les couloirs du repère, la totalité des mafieux sur nos talons, armés jusqu’aux dents.

-Tu crois qu’on va s’en sortir ?

-Vivant tu veux dire ? Non.

Nous parvînmes tout de même à en réchapper miraculeusement.

-Maintenant, je sais ce qu’il nous reste à faire, me dit Kaizer en se dirigeant vers la ruelle sombre dans laquelle nous retrouvâmes le vieillard aux champignons.

-« Les violonistes sont dans la cave », lui lançais-je sans autre cérémonie.

-Et alors, qu’est ce que vous voulez que ça me fasse ? Ils ont qu’à y rester !

-Bon, Kaizer…On le passe à tabac, et seulement ensuite on lui explique notre situation.

-Je suis tout à fait d’accord.

Trois heures plus tard, le vieillard nous avait compris.

-Své thcré bisfgds, dit-il.

-On pige rien, je crois qu’on lui a cassé la mâchoire. Kaizer ?

-Ouai ouai j’men occupes ! Suffit juste de lui mettre un coup de pied bien placé…et…

Il y eut un craquement sonore, et la mâchoire du vieux se retrouva à la bonne place.

-Merci bien. Je disais donc que ce qu’il vous faut, c’est tenté à nouveau la manœuvre. Manger un autre champignon. En revanche, ce sera d’autant plus risqué que vous devrez faire gaffe qu’aucun de vos quatre sosies ne vous reconnaissent. C’est ce que l’on nomme dans le métier une infeption de niveau 2. Même Léonardo Di Carpaccio ne s’y est jamais risqué ! Par contre, vous devez a tout prix changer le passé de votre présent.

-Hein ?

-Ben je veux dire que au moment ou nous parlons, c’est le présent mais dans le passé. Lorsque vous aurez mangé le champignon, ce sera alors le présent dans le futur, mais seulement si on considère cela par rapport au moment présent ! Autrement ce sera le passé dans le futur. Et donc il ne faut en aucun cas que vous changiez le passé de votre passé, mais seulement votre passé présent, afin qu’ils puissent eux même changer le passé de votre passé.

-J’en connais un qui va se reprendre une paire de tatane dans la figure si il ne parle pas plus clairement !

-Bien. Lorsque que l’on réalise une infeption a plusieurs degrés, il faut toujours changer le passé du degré inférieur et uniquement ce passé, afin que lui puisse ensuite agir librement sur les passé antérieurs, et ainsi de suite. Lorsque vous reviendrez me trouver, la phrase aura changé : ce sera « Les guitaristes sont dans le grenier ».

Kaizer se saisit des deux champignons, m’en fourra un dans la bouche et mangea l’autre.
L’instant d’après, nous étions de nouveau embarqués au début de cette folle soirée.

-Rassures moi, tu as compris ce qu’il faut faire ?

-Non, j’étais trop occupé à compter les myrtilles sur le mur.

-Quelles myrtilles ? Il n’y en a pas ici !

-Ah ouai jme disais bien aussi, des myrtilles vertes qui ressemblent à des feuilles de lierre, c’est bizarre !

-Mais pourquoi nous as tu forcé à manger les champignon si tu n’as pas compris ?

-J’avais faim.

Et sur cette magnifique phrase conclusive, nous partîmes changer notre passé, afin que dans le futur notre présent soit meilleur…
__________________
-----------
Mémoires de Mal, le RP de la mort qui tue, en vente chez ton libraire ! Tu peux aussi le découvrir ici !
Répondre en citant
L'utilisateur suivant remercie Confusius pour son message :
Répondre

Outils du sujet
Affichage du sujet

Règles des messages
Vous ne pouvez pas créer de sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas importer de fichiers joints
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB codes : Activé
Smileys : Activé
BB code [IMG] : Activé
Code HTML : Désactivé

Navigation du forum


Fuseau horaire : GMT +1. Il est 23h14.


Propulsé par vBulletin® version 3.8.4
Copyright ©2000 - 2018, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française par vBulletin-Ressources.com
Copyright © by 'Playa Games GmbH'