Shakes & Fidget - France  

Revenir en arrière   Shakes & Fidget - France > Espace de la Communauté > RPG

Répondre
 
Outils du sujet Affichage du sujet
  #1  
Ancien 28/06/2012, 20h22
Avatar de Gorwin Marteau-doré
Gorwin Marteau-doré Gorwin Marteau-doré est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : June 2011
Lieu: Près d'une femme que je persécute voyons, n'est aps pervers qui le veux ^^
Messages: 198
Par défaut Mort au tyran [RP Duo Kastela~Gorwin M-D]

"Les plumes tombent en cendres quand la liberté est brûlée en son sein"

~ Alen Kata Dystim, diplomate minasmossienne

-------------------------------------------

L'ombre noire monte depuis les tréfonds de la ville basse.

Longue, lourde, elle passe les escaliers qui démarrent sous la lune et finissent dans les ténebres, avançant rapidement et silencieusement sur les dalles qui pavent les rues de la ville, gardant les secrets au chaud sous elles. Naissant à un carrefour, disparaissant dans une ruelle et retrouvant forme des rues plus loin, la soie noire enveloppant l'immatériel rejoint lentement un lieu où se repose une femme qui ne convient plus aux yeux de ses maitres.
La fraicheur d'une nuit ne fait pas frémir cette soie, ni semble l'arrêter. La lumière lunaire n'offre point de visage et semble même ne pas s'attarder sur la forme qui s'avance vers un travail peu reluisant. Les ténebres l'avalent et le recrachent toujours plus près de sa première cible, la seconde attendra une nuit plus sereine pour rencontrer ce mouvement de toile silencieux et intangible.

Quelques minutes plus tard, c'est le loquet d'une fenêtre qui vient rompre le silence glacial d'une chambre emportée par le noir. Pas un mot n'est prononcé, pas un bruit en dehors de ce loquet qui glisse sur les rideaux fermés, s'échappant de sa prison grâce à un éclat de lune s'étant faufilé entre les deux bords de volets mal entretenus. Sitôt libéré, l'objet redescend en silence pour permettre à l'ombre en soie noire de rentrer sans un bruit dans la pièce.
S'y faufilant alors avec délicatesse, les planches ne viennent pas grincer sous le poids quasi inexistant de cet être aux formes floues, et ce dernier glisse jusqu'à la porte, l'ouvrant volontairement d'un centimètre pour prévenir de sa présence. La poignée rouillée ne grince pas, ne siffle pas son habituel gémissement, comme si les doigts qui la maintenaient ne laisseraient passer aucune trahison au calme sacré de la nuit sombre. La forme recule, se dissout dans la pièce ... Tout est en ordre le décor est planté, la cible n'a plus qu'à s'alerter et venir...

Cela fait désormais plus d'une semaine que les messages ne reçoivent plus de réponse. Les pigeons et les corbeaux reparaissent toujours leur message accroché à la patte, et rien ne laisse entendre que la destinataire de tant d'attentions n'aie pris les oiseaux entre ses mains pour vérifier ce qui lui était adressé. Il fut alors décidé d'envoyer un élément contacter l'impudente qui osait depuis trop longtemps, si ce n'était dénier les ordres qui lui étaient envoyés, n'y répondait en tout cas plus.
L'envoyé, ici même placé pour la contacter, attendait dans une chambre de taverne vide et réfléchissait encore aux missions ingrates qui lui étaient confiées ... Les jeunes servaient de messager aux anciens dédaigneux et réticents de l'organisation, et cela était toujours une honte pour ceux qui se sentaient les capacités de servir l'ordre ...
Mais discuter les ordres des sous-chefs était une lande stérile qui ne servait jamais qu'à renforcer les positions au bas de l'échelle.

L'attente ne connaissait pas de temps et la figure de tenèbre resta muette et immobile dans son coin de pièce, uniquement focalisée sur ce moment où la porte s'ouvrira pour enfin libérer le passage sur une membre de l'organisation certes renégate mais que les capacités mettaient tout le monde d'accord.

*Les positions devraient être inversées* pensa-t-il sans un mouvement décelable par l'oeil humain.

Elle avait un travail désormais et devra le remplir comme les règles l'obligent. Ses refus et son insubordination avaient mené les sous-chefs à prendre certaines décisions compliquées mais indiscutables. Et c'était à lui de faire goûter à la chasseuse les mots qui avaient été proférés lors du conseil à des lieues de cet endroit, et sur son compte. Des mots qui n'allaient surement pas dans le sens qu'entendait cette femme.
Des éclats de lunes viennent porter leurs reflets sur la pièce, attendant le retour d'un élément qui se verrait offrir le plus gros des travails qu'elle n'ai eu ses dernières années.

Et elle n'aurait pas le choix.

Dernière modification de Gorwin Marteau-doré, 30/06/2012 à 22h49
Répondre en citant
  #2  
Ancien 29/06/2012, 15h47
Avatar de Kastela
Kastela Kastela est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : August 2010
Messages: 203
Par défaut

Des empreintes de pas, là, sur le sol. On les sent légères, et d'une grande régularité. A côté de ces empreintes de pas, les marques d'un sceptre...

Et si l'on cherche plus loin, si on les remonte toutes comme un petit escalier, alors on retrouve les responsables de ces empreintes. Des bottes noires, légèrement usées, aux coutures pourtant intactes. En remontant encore un peu, un pantalon rouge, mais pas de n'importe quel rouge : rouge sang. Ce pantalon forme plus ou moins les contours, avec souplesse, de la femme qui le porte. Puis, une longue veste noire recouvre le reste. Qui sait ce que cette veste cache, tout ce qui en ressort sont des gants du même rouge que le pantalon -l'un portant le fameux sceptre- , et une tête... d'elfe. La longue tresse africaine qui en descend ondule sur le dos du manteau, et l'elfe, sérieuse, avance ainsi, son sac ballotant contre sa hanche droite, pour rejoindre un endroit habituel.
La taverne.

Elle n'a pas choisit cet endroit au hasard, oh non, elle compte bien régler une affaire personnelle, une affaire qui traine bien trop... Quitte à aller jusqu'au bord des limites en refusant les ordres, en les évitant, pour le moment. Elle sait très bien qu'elle ne quittera pas l'ordre, donc qu'il faut qu'elle fasse attention. Mais il s'agit de quelque chose de trop important. Elle n'est même pas sûre d'en sortir vivante...
Ce soir là, elle revient d'un bar de mauvais goût, situé quelques rues plus loin. C'est là bas qu'elle a réussit à recruter des personnes pour rien, si ce n'est déjà une protection garantie. Un gosse innocent, un quarantenaire humain anciennement espion et loyal... Il ne lui fallait pour le moment rien de plus. Elle même fait ses enquêtes, mais elle sait qu'elle va être surveillée sous peu, si ça ne l'est déjà, par le vampire qu'elle veut tuer. Donc, la prudence est de mise.

Sa main gantée et libre se pose en douceur sur la poignée de la taverne, pour ouvrir la porte. Porte qu'elle ouvre après un léger blocage. Elle n'a pas de mauvais pressentiment ce soir, Il n'était donc sûrement pas là. N'importe, elle entre en saluant les personnes de la salle, mais sans s'y attarder : elle a des affaires, des plantes à ranger plus haut, dans sa chambre. Récupérant donc sa clé, le visage fixe, ses jambes la mènent de marche en marche, tandis qu'elle pense encore à ce qu'elle doit faire. Et ce qu'elle devra faire. Et songeant que l'ordre ne tarderait pas à sérieusement la réprimander... Comment les retarder ?

La fin de l'escalier.

L'elfe se dirige à présent, tranquillement, avec la même souplesse que précédemment dans sa marche, vers sa chambre. Mais sa main s'arrête avant même de toucher la poignée. La porte, ouverte ? L'ordre ? Ou bien autre chose ? L'espion qu'elle a engagé ? Non, il ne serait pas déjà revenu.
L'ordre ?
Décidant de couper le doute, Isil finit par poser ses doigts fins sur la porte, et la pousser sans entrer sur le moment. Puis, brûlant une bulle d'oxygène du milieu de la pièce, une flamme apparaît, petite, étrangement contrôlée, posant une lueur sur chaque objet de la pièce et allongeant les ombres.

«Montre toi, je risque de manquer de patience... C'est déjà une drôle de façon de faire que de s'infiltrer ainsi...» dit-elle presque en même temps que l'apparition de sa flamme. Ses yeux étaient incisifs, décidés, et aussi froid qu'à l'habitude...
__________________

Répondre en citant
  #3  
Ancien 30/06/2012, 00h14
Avatar de Gorwin Marteau-doré
Gorwin Marteau-doré Gorwin Marteau-doré est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : June 2011
Lieu: Près d'une femme que je persécute voyons, n'est aps pervers qui le veux ^^
Messages: 198
Par défaut

Il sentait les pas légers et sourds sur les marches de l'escalier. Mal entretenue, la bâtisse laissait vibrer chaque son le long de sa carcasse, offrant aux voyageurs la possibilité de se rassurer de leurs propres pas; Offrant aux assassins le soin de laisser filtrer les informations sur leur proies le long des chambranles afin de mieux frapper. Mais là il ne devait pas agir en assassin, même si chacun des pas de la femme lui offrait assez de connaissance pour frapper sans qu'elle ne puisse réagir ... Il faut dire, leurs véritables ennemis étaient sûrement bien plus difficiles et terrifiants que cette femme qui ne voilait même pas le bruit qu'elle produisait.

Une fois qu'elle eut atteint la porte il sourit doucement. Il sentait à quel point le doute venait de s'immiscer en elle, et il imaginait très bien cette femme se demandant si elle allait se faire attaquer où si elle s'était juste fait cambrioler sa chambre durant son absence. L'idée le fit ricaner intérieurement ... Lui rappelant la première fois qu'il avait eu à faire avec une de leur cible. La jeune femme avait pleurée des heures avant qu'il ne l'achève. Elle avait été marquée par les crocs, il fallait bien qu'il la purifie avant de la libérer.

Depuis plus une mission ne lui avait été confiée, il ne savait même pas si il avait fait ses preuves ou non auprès du conseil. Et alors, quand un véritable ennemi apparaissait, on ne l'envoyait pas non, on préférait choisir une renégate qui restait telle une pleutre derrière sa porte à imaginer quels types d'adversaires elle pouvait y rencontrer, lamentable.
La porte s'ouvre enfin, et la silhouette noire de la personne qu'il est venu contacter se découpe au travers de la lumière extérieure. Mais étrangement , la lumière se fait aussi dans la pièce par le biais d'un feu spectral qui vient d'apparaitre au beau milieu de celle-ci. Ses cachettes volent alors en éclat alors que la luminosité nouvelle donne un teint glauque à chacun des objets présents dans la salle. Les choses ne tournent pas dans le sens qu'il a prévu, il sert les dents de frustration alors que la voix de la renégate se fait entendre :

«Montre toi, je risque de manquer de patience... C'est déjà une drôle de façon de faire que de s'infiltrer ainsi...»

Il détache une de ses mains de l'ombre qu'il occupait près du lit, prouvant sa présence en ce lieu, puis sort entièrement de l'ombre sans pour autant montrer son visage. La soie noire qui le recouvre pourrait presque donner l'impression que l'être n'est qu'une ombre qui s'est détachée de son socle à cause de la lumière nouvelle, mais les petits tics de nervosités qui parcourent sa surface, ainsi que le léger souffle que l'on peut entendre laisse aisément deviner que le tissu est bien matériel, comme ce qu'elle dissimule"

"Manquer de patience ...?" le ressentiment est audible dans sa voix. "C'est le conseil de sous-chefs qui n'a plus de patience ... Vous l'avez épuisez et il est temps pour vous de rendre compte de vos actes !"

L'homme, car la voix ne fais pas de doute sur le sexe de la personne présente face à Isil, semble alors sortir deux parchemins de sous ses manches, tout deux serrés par un fil d'ébène, et cacheté de l'emblême des employeurs des deux personnes se toisant dans la pièce. L'organisation a apparemment considérée qu'Isil commençait soit à être gênante, soit à pousser le bouchon un peu loin. Il tendra les deux vers la femme, ses mains restant toujours cachées par les amples plis de sa couverture d'anonymat.

"Je suis là pour vous voir lire ces rouleaux et retransmettre une réponse positive au conseil !" La voix se fait dure mais quelque chose se cache derrière. "... Vous avez intérêt de coopérer !"

La menace est pleinement audible dans sa dernière phrase, et il tend à nouveau les rouleaux, assistant un peu en les ammenant un peu plus vers la femme. Le vent froid s'engouffre par la fenêtre et fait voleter par instant le tissu dont est recouvert l'apprenti de l'organisation, révéler pour un oeil expert quelques éclats de lunes biens improbables sous cette cape de ténèbres. La personne face à la jeune femme ne plaisante pas

Dernière modification de Gorwin Marteau-doré, 30/06/2012 à 22h45
Répondre en citant
  #4  
Ancien 03/07/2012, 19h55
Avatar de Kastela
Kastela Kastela est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : August 2010
Messages: 203
Par défaut

L'assurance. Ce gars empeste l'assurance, le sentiment de supériorité. Sûrement quelque chose qui explique sa situation actuelle. En plus, semble-t-il, des quelques troubles qui ont l'air de lui coller à la peau comme de bons vieux amis...
Mais elle vient de le contrarier, ça, elle l'a senti. Peut-être pas la meilleure chose à faire, avec ce genre de personnes, mais ça lui ferait les pieds un tant soit peu. Alors qu'elle le toise, le regardant sortir de sa cachette dévoilée et peu recherchée, sa voix confirme les pensées de la cible :
"Manquer de patience ...?" "C'est le conseil de sous-chefs qui n'a plus de patience ... Vous l'avez épuisé et il est temps pour vous de rendre compte de vos actes !"

Elle le regarde alors sortir ses deux parchemins, continuant d'observer l'homme qui avait infiltré sa chambre. Elle a aussi eu le temps d'observer qu'il avait utilisé une entrée souvent prise dans ce genre de cas : la fenêtre. Il l'a laissé ouverte. Peut-être pas tant assuré que cela, ou alors, au contraire, tout est déjà déroulé dans sa tête au niveau de sa future sortie. Car évidemment, il ne traverserait pas la salle commune.
Passons. Le conseil de sous-chefs, mh ? Alors ses pensées de la journée aussi se vérifient : elle vient d'atteindre certaines limites. Et apparemment, elle ne pourrait peut-être même pas détourner leur attention comme elle l'a déjà fait plusieurs fois en sachant pertinemment qu'ils n'étaient pas si bêtes.

"Je suis là pour vous voir lire ces rouleaux et retransmettre une réponse positive au conseil !" "... Vous avez intérêt de coopérer !"

… Retransmettre une réponse positive au conseil. Bien, pas de choix donc. Même une menace, une cerise sur le gâteau, en bref. Et quelque chose continue de lui dire qu'il serait le premier heureux de la voir descendre. Une rancune contre les membres supérieurs ou anciens ? Sûrement.
De la main gantée et libre, elle prend les deux parchemins, restant sur ses gardes tout en déliant dans sa tête quelques éventualités dites «*de secours*» face à l'étrange type. Du type de la petite flamme avant d'entrer. Tout en se disant de ne pas flamber la taverne, Il en serait le premier heureux pour comprendre ce qu'elle trame.

Le premier parchemin est des plus cours à vrai dire, Isil a bien vite fait de prendre connaissance de son contenu qui n'attends pas tellement de... réponse :

Un manque de réponse sera immédiatement considéré comme un refus de vos obligations, vous condamnant à la peine capitale ...

Isil, depuis trop longtemps vous vous êtes fait une joie de vous libérer à nos ordres et nos injonctions. Ici même, nous, membres du conseils considérons que vos actions ont assez duré !

Vos devoirs et votre place vous tiennent à nous obéir ! Aussi, comprenez ce parchemin comme l'annonciation de votre seule chance d'éviter votre radiement, ainsi que l'élimination pure et simple de votre personne en tant que "détournée" sur la liste

Vous voici prévenue, nous vous amenons donc à prendre part de votre mission sur le second parchemin.


En tant que détournée, mh ? Alors on la considérerait comme l'un d'eux. Bien. La suite ne se fait pas attendre.

À Minasmoss, un nouveau cas de vampirisme a éclaté il y a de cela plus de 8 mois

La personne qui est inculpée est actuellement inatteignable et nous nous étions écartés de lui par certaine valeurs de respect et de désintérêt mêlés, pour des raisons dont vous n'avez pas à être informée.

Néanmoins la cellule de résistance du peuple minasmossiens nous a contacté, et nous a embauché pour s'allier une force supplémentaire quand au meurtre de leur actuel tyran.

Darthestar donc, votre cible, est actuellement un vampire maitre du peuple minasmossiens. Il semble soutenu par de nombreuses personnes tant au niveau du peuple que des hautes sphères ...
Mais il reste ce qu'il est ...

Nous nous moquons de sa tyrannie, et vous n'avez pas à prendre en compte la position de ces gens ... Seule votre cible compte !

Vous devez tuer Darthestar, et rapidement... Trois de vos camarades n'ont plus donné de nouvelles, vous êtes donc la quatrième que nous envoyons sur ces lieux .

Les capacités de votre cible sont inconnues, ni son rang dans la caste vampirique, aussi serez vous seule juge de la manière de procéder

Enfin la personne qui vous a mené ces messages n'est pas digne de confiance... Là encore le jugement vous est donné !

-Fin


Balayant encore une fois la feuille de ses yeux, Isil se permet un rapide bilan : trois morts déjà. Ça commence à faire beaucoup, sachant qu'ils sont compétents. Enfin des morts... Peut-être. Mais le plus inquiétant, morts ou non, reste le manque d'informations. Rien sur lui. Comme si les trois envoyés n'avaient servit à rien d'autre qu'à prévenir la chose. La tâche ne serait pas des plus simples.
La dernière phrase fait simplement sourire Isil, d'un sourire froid. Pas digne de confiance ? Elle l'avait deviné. Mais le fait qu'on lui donne le jugement, également, l'amuse. Minasmoss est déjà connu pour les cas de vampirismes plus anciens, et elle connait donc la situation du lieu. Par contre, avec la personne en face d'elle, elle préfère sur ce coup transmettre sa réponse elle-même. Mais ça lui fera perdre du temps.
Ça laissera du temps à cette sangsue de continuer ses actes avec joie.
Elle déteste ces choses. Oui, ces choses. S'ils furent humain ou non un jour, ils ne sont plus que des êtres bestiaux à présent. Enroulant les parchemins, Isil finit par prendre la parole, d'une voix froide et claire, tranchante et dure. Son regard n'a pas changé. Il ne change... quasiment jamais.

«Tu as terminé ta mission. Je pose ma réponse sur ce parchemin, donne-leur.»

Ceci dit, elle se dirige vers son petit bureau, le gardant en vue, et sortant un parchemin, l'encrier, et une plume qu'elle trempe rapidement. Après avoir griffonné quelques mots, la chasseuse se contente de prendre la bougie présente sur la table pour faire couler de la cire sur le rouleau. Se servant de son don, elle trace le sceau : un sceau simple et sans signe, juste pour empêcher la lecture préalable.
La cire refroidit, elle remet le parchemin entre les mains de l'homme, et repose la bougie en l'applatissant.

Elle veillera à en envoyer un second par le biais d'une connaissance dès qu'il sera partit, ou le lendemain.

Reprenant le sceptre qu'elle avait posé pour écrire, elle ne lui désigne d'autre ouverture que celle de la fenêtre...
__________________


Dernière modification de Kastela, 04/07/2012 à 11h01
Répondre en citant
  #5  
Ancien 08/07/2012, 22h24
Avatar de Gorwin Marteau-doré
Gorwin Marteau-doré Gorwin Marteau-doré est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : June 2011
Lieu: Près d'une femme que je persécute voyons, n'est aps pervers qui le veux ^^
Messages: 198
Par défaut

Elle avait prit les parchemins de ses mains d'une manière assurée et sans crainte. De la suffisance, ou juste de la confiance ? Dans un cas comme dans l'autre elle le prenait de bien plus haut que ce qu'il méritait. L'espoir l'amenait à vouloir voir la colère ou la peur lui teindre le visage durant la lecture des parchemins, la menant à faire la faute grave qui lui permettrait enfin de tuer cette renégate et de prendre sa place auprès du conseil, afin d'enfin retrouver des missions descentes et la possibilité d'aller offrir leur juste jugement et punition aux êtres dénaturés de ce monde... Rien que d'y penser faisait couler en lui un soupçon d'extase.

Elle avait déjà finit la lecture du premier parchemin sans dévoiler une once de faiblesse, sans avoir trahit la moindre émotion un peu vive face au courroux des sous-chefs. Décidément elle ne respectait rien. Et c'était bien la un comble, car ce qui faisait qu'il la haïssait faisait aussi qu'il ne pouvait en aucuns cas lever la main sur elle. Dire que les éclats sous sa cape rêvaient de venir lui empoisonner l'existence ... Dans tout les sens du terme.

Raide au milieu de la pièce d'une fraicheur inquiétante, il attendait la réaction de la femme face au second parchemin dont il ne connaissait pas le contenu. Elle semblait porter une certaine inquiétude, marquée par le difficilement discernable pli qui était venu, avec discrétion, barré son front. Mais ce qui eut le don de le troubler malgré tout, était ce sourire qui fleurit sur ses lèvres alors qu'elle lisait la fin du parchemin ... Ce sourire dont il se sent les rictus lorsqu'il touchait à cette victime des crocs ... Un sourire à la limite du cruel, de la fatalité à la fois amusante et grotesque. Ce sourire qui, quand il le voit sur cette femme, lui donne juste envie d'appliquer de suite la mesure d'urgence prévue pour cette rencontre.

Alors qu'un quart de lune s'élevait pour faire voler un coin de manteau, puis la oartie supérieur du corps de la femme, elle s'écarta, et l'ombre formelle dû immédiatement cesser son geste... Elle le verrait bien vite, elle est habituée comme tout ceux de l'organisation aux mouvements soudains et fulgurants. Il allait faire une bête erreur à cause de son sang bouillonant, et elle-ci pourrait être mortelle. Il devait rester calme ... Le plus calme possible.
Son sang battait dans ses oreilles ... Il s'imagina le vol d'un oiseau dans la nuit pour réussir à contrôler ses envies de saintes vengeances, et re-descendit son bras sous la longue étoffe cachant son corps. Pendant ce temps, sa cible était partie écrire une réponse sur un bout de parchemin. Très bien, elle n'avait surement pas fais attention à sa soudaine raideur. Il la vit tracer le sceau simplement. Simple mesure de prudence ou méfiance bornée et inutile. Ici encore, l'utilisation des pouvoirs de la femme lui fit opter pour le piège simple et efficace. Il devrait prévenir ceux à qui il porterait le message.

«Tu as terminé ta mission. Je pose ma réponse sur ce parchemin, donne-leur.»

Ces mots dit un peu plus tôt n'avait pour lui aucuns sens ... Elle n'avais pas de choix de réponses, comment pouvait-elle imaginer même qu'elle en ai ? Quoique si, elle avait l'option mort obligatoire ou mort obligatoire en mission. Oui choisit bien de devenir l'esclave de sang et de sexe de ces pourritures sans âmes, Je me ferais une joie de faire gicler tout ton honneur le jour où je te prendrais la vie dans cet état !
Elle lui tendit le parchemin voulant surement qu'il le prenne en main propre ... Peut-être cela l'inquiétait-elle de n'avoir pu voir jusque-là les mains de la personne en face d'elle, ni son visage. Quel manque de professionalisme quand même ! Comment avait-il pu craindre une telle souris franchement !? Elle ne valait décidément pas l'attention que les sous-chefs lui vouaient. D'un mouvement ample, il prit le parchemin en faisant voleter l'immense soie noire qui le recouvrait, cachant toujours par là sa main. Les éclats de lune sous sa cape furent pourtant facile à entrevoir durant ce court instant. Mais ce n'était pas intentionnel. Puis il répondit d'une voix simple, porteuse de menace mais d'un ton encore bien plus emprun de supériorité que précdemment.

"Quels réponses autres que celle que nous vous obligeons à prendre pourriez vous choisir franchement ?"

Ils se glissent doucement jusqu'à la fenêtre entrouverte, et d'un mouvement agile arrive sur le bord de celle-ci, prêt à partir. Le vent fais claquer l'étoffe sur le flanc de l'homme, découvrant un corps fin.

" Vos premières instructions vous serons donnez à 4 heure du matin, demain, au carrefour à deux rues de cette fenêtre vers le clocher. Votre absence seras un refus..."


La phrase reste en suspens un moment, comme si il se délectait proprement des mots qui suivent, s'en offrant un véritable plaisir. Puis c'est d'une voix au bord du rire et du sarcasme qu'il lance ses derniers mots, avant de prendre la gouttière et de partir d'un bond par le toit, reproduisant sa démarche silencieuse et rapide.

"... ou un aveu de votre nature proprement ignoble et honteuse"

Il la retrouverais avant l'aube pour lui donner sa mission de toute manière, il seras le premier à déguster son désistement si il y en a un. Il part à cette pensée en laissant la renégate derrière lui, son manque d'expérience ne lui faisant même pas prendre de précautions. À quoi bon après tout ? Sous la lune il parcourt les toits pour rendre le message en mains propres, Ses quarts de lunes étant étrangement percés d'une tâche...
Répondre en citant
  #6  
Ancien 10/07/2012, 12h33
Avatar de Kastela
Kastela Kastela est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : August 2010
Messages: 203
Par défaut

Isil repose doucement sa plume, sans hésitation aucune, relisant ses mots écrits avec vitesse et adresse sur le parchemin rude :

«Ce parchemin n'est pas qu'une simple acceptation de la mission qui m'a été confiée. Je demande également toutes les informations qui sont connues avant et depuis la disparition des 3 envoyés. Je pourrais mener moi même l'enquête, mais il sera plus corsé de faire des recherches en étant à Minasmoss sans aide aucune. Je demande également un messager connu, si possible, qui puisse me retrouver avant mon arrivée sur les lieux, tout en sachant que je ne me présenterais nullement de la même façon.
J'ai conscience que les demandes se multiplient, et de ne pas être en position. Mais c'est là pour l'efficacité de mon devoir, et rien de plus.
Ce parchemin vous sera livré par une personne de ma connaissance.
Il ne connaîtra ni le parchemin, ni vos activités.

L'Écarlate.»

De même qu'il y a quelques instants, elle dépose un sceau simple, mais pas de la même forme. Puis elle décide de sortir. Après tout, quelques heures auraient le temps de passer d'ici là. Bien assez.
Refermant la fenêtre, les rideaux, sortant et fermant à clé sa chambre, l'elfe descend les escaliers songeuse.
Le messager envoyé avait été vraiment atypique. Elle s'était contenté de le regarder du même air qu'elle avait gardé tout au long quand il eut l'audace de porter une insulte à sa personne. Bien qu'elle n'aie rien vu de lui, ses tics, et le sentiment qui transpire de sa personne lui permettront de le reconnaître entre mille. Mais Isil préfère encore ne pas le sous-estimer. La haine et le désir de vengeance sont les plus dangereux. Elle en sait quelque chose. Et ce type est haineux. Les premières instructions... Elle ne pourrait pas compter sur lui pour avoir des tas d'informations. Ni pour lui être utile. Au mieux pour ne pas l'embêter. Avec de la chance... Car aucun de ses mouvements n'est passé inaperçu. Si elle n'avait pas bougé pour écrire, il aurait agit, et la situation aurait été délicate. Il semblait s'en être lui même rendu compte, et pensait certainement qu'elle n'avait rien vu. Elle n'a simplement rien laissé paraître. C'était mieux ainsi.
Bifurquant sur la ruelle mal-famée où elle s'était déjà trouvée en début de soirée, elle ne prit le temps que de croiser l'enfant et de lui remettre le parchemin avec des instructions. Ce gosse avait prit l'habitude de lui obéir, et étant orphelin et pauvre, elle était sa seule défense. A son retour, elle lui donnerait sûrement quelques pièces... Si elle revenait en vie. Cette affaire empestait à des kilomètres. Mais elle ne pouvait pas se permettre de stresser, ou de laisser ses sentiments l'emporter. Avec sa trop grande réserve de magie, elle allait encore tomber gravement malade en se laissant déborder. Mauvaise idée. Très mauvaise idée.
Isil décide d'un coup de presser la marche, elle vient de se rappeler d'un élément plus que capital : son sceptre. Elle ne pourrait pas partir avec son sceptre. Pas tel quel. Elle userait du seul autre sort qui pouvait lui servir, parchemin à l'appui. Autant changer la forme du sceptre, et le laisser à la taverne, en tant qu'objet du commun. Remontant la rue avec des pas secs, elle remonte à sa chambre et la rouvre, puis referme la porte derrière elle avant de chercher le parchemin en question dans un tiroir.
Léger soupir. Ce parchemin a une utilisation unique. Elle ne pourrait pas se permettre de rater le sort. Décidément, la magie du feu lui parle plus... Elle a longtemps négligé le reste. N'importe, elle pose le sceptre à ses côtés, allume une bougie ou deux pour éclairer, et se met à lire une incantation à voix très basse, croisant les doigts pour qu'elle marche, et usant d'une certaine concentration.
Si elle a réussit, alors le bâton prendrait forme d'un objet du quotidien. Mais elle ne sait pas avant.

~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~

Aux environs de 3h30 de la matinée, Isil se trouve déjà dans un coin d'ombre. Elle avait dû faire le tri dans ses affaires. Son manteau, utile pour ses journées de par ses poches cachées et multiples, était un pur suicide en mission : trop lourd, trop suspect, trop de choses. Isil porte aujourd'hui de simples bottes de cuir, marron, soigneusement lacées, et avec des motifs de la nature. Son pantalon, lui, est vert-gris, plutôt simple. Une veste légère couvre sa tunique tout aussi légère, l'une marron, l'autre beige-pâle laissant descendre ses cheveux noirs d'encre en tresse africaine. Elle a toujours ses boucles d'oreilles habituelles, en tout cas, des boucles d'oreilles qui ont la même forme : elles n'ont pas la même couleur... Légèrement rouges-orangées.
Cependant, la simplicité de ses vêtements cache deux ou trois éléments. En voyageuse apparente, elle s'est aussi permit une cape simple. Une ceinture soigneusement bouclée ne laisse rien dépasser, mais là aussi, nul ne sait. Tout comme pour ses bottes, tout comme pour sa veste, tout comme pour son tee-shirt... Isil a prit soin de garder sa prudence. Peu de choses, seulement l'utile. De même, sa botte droite semble être légèrement plus lourde, pourtant, sa forme est bel et bien identique à l'autre, et la démarche ne le laisse pas non plus voir.

Isil attend. Il arrivera dans quelques temps, cet homme de peu de confiance. Elle attends, et ne laisse pas un seul cheveux dépasser de l'ombre. A son tour, elle est ombre, elle épie, et laisse les minutes s'écouler avec ses réflexions, restant visible pour «l'instructeur».
__________________


Dernière modification de Kastela, 10/07/2012 à 19h28
Répondre en citant
  #7  
Ancien 16/07/2012, 22h36
Avatar de Gorwin Marteau-doré
Gorwin Marteau-doré Gorwin Marteau-doré est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : June 2011
Lieu: Près d'une femme que je persécute voyons, n'est aps pervers qui le veux ^^
Messages: 198
Par défaut

À cette heure de la nuit, les rues s'offrent la bénédiction d'être entièrement vide. Les ivrognes ont finit de faire leurs tintamarres et ont rejoint chaudières ou fossés. Les crapules ont cesser leurs cambriolage, et la milice leurs rondes. Le calme règne, et ce ne sont que les bruits d'une poubelle visitée par un félin affamé qui peuvent encore dérangés la sérénité nocturne.

Les rues sont bordées dans leurs ombres froides. Les ruelles quand à elle serrées entre deux façades ne donnent même pas prises aux rayons de la lune, qui s'échouent bien trop haut pour pouvoir attendre l'éceuil des bandits et des assassins de tout chemin. Les chats, quand à eux, dardent leurs regards sur les bas chemins, souriant de ceux qui ne peuvent se baigner de la clarté lunaire. Très près d'Isil, l'un d'eux miaule après s'être empêtrés dans un fil scintillant joliment à la lune, et repart avec quelques gouttes de sang tombant de son pelage de félin entâchés dans son honneur.

Les animaux sont excités cette nuit, étrangemment alors que la nuit semblait s'être calmées un peu plus tôt, de nombreux animaux grognent, miaulent, ou piaillent à la lune. C'est une chose déconcertante quand la lumière du jour n'as pas encore pu atteindre l'oeil de ses diurnes bêtes. Pourtant la sérénité revient au bout d'un cours instants, et la lune semblent alors acceuillir cette paix en dispensant ses rayons au travers des ruelles discrètes et des rues soulignés d'ombres, de fin traits de lumières venant colorés les ténebres d'une beauté scintillante.

Il arrive alors de l'autre côté de la rue, sans un bruit, sans un soupçon de présence, quasiment invisible pour ceux qui n'ont pas les yeux dessus. C'est le même homme que plus tôt, Isil peut en être certaine, mais contrairement à avant il semble assagi, d'un calme absolu, presque professionel pour un membre de l'organisation. Pas un éclat de lune n'est visible sous sa robe ce coup-ci, et il bouge de manière à ne pas laisser sa cape flotter assez haut pour découvrir le moindre bout de ses semelles. Il l'a apparemment remarquer, mais il se dirige, conformément à ce qu'il a été convenu, à quelques pas plus loin, aux croisements des rues, et s'y arrête sans mots dire.

Rien ne transparait dans ses agissements, mais de son manteau sors alors la lettre cachetée par l'organisation même, lettre adressée à Isil et qu'elle doit désormais aller cherchée, à découvert, à la croisée des maisons aux fenêtres closes et des dalles colorées par les fils argentés de la lune. Le début officiel de sa mission.

Dernière modification de Gorwin Marteau-doré, 16/07/2012 à 22h39
Répondre en citant
  #8  
Ancien 18/07/2012, 20h18
Avatar de Kastela
Kastela Kastela est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : August 2010
Messages: 203
Par défaut

Un miaulement aigu, de surprise. Un de ces miaulements un peu désagréables.
Isil tourne la tête, regardant les gouttes de sang légères que le chat semble avoir perdues, et le fil qui lui, gagne un reflet presque rose avec la paleur de la lune. Regardant à nouveau le quartier, l'elfe se contente d'examiner une énième fois les lieux. Elle sent bien l'agitation qui règne alentours, mais ça ne la perturbe pas – elle en prend note dans un coin de sa tête. Les reflets de la lune donnent l'illusion qu'il y a des cheveux blancs parmi ses cheveux noirs à souhait, et donnent des reflets bleus à ses boucles.
C'est en fait le silence qui lui fait relever la tête, ce silence presque subit, qui la fait réagir. Une ombre qui se déplace parmi les ombres. Mais une ombre qui a une identité pour Isil. Malgré un changement de comportement flagrant. Ça aussi, elle le note dans un coin de sa tête, réfléchissant sur cet étrange personnage. Le lien étrange du calme avec sa venue se suspend comme une question pleine de sens. Plus les événements filent, plus elle a du mal à admettre une quelconque confiance envers ce drôle de personnage, comme s'il n'était en aucun cas de l'organisation. En fait, une intuition lui disait à chaque fois plus de se méfier de cette personne. Son regard suit ses pas, son allure, et note le second fait qui la titille : tout est caché. Si la veille ça ne la gênait pas, cette fois-ci, un trait très léger et proche du soupçon tira sur son visage. Trait qu'elle réprime aussitôt comme s'il n'avait jamais existé.

Elle se décide enfin à sortir de l'ombre. Des empreintes de pas très fines se marquent sur le sol, semblant disparaître du fait de leur finesse, malgré l'absence totale de vent ce soir là. Une nouvelle hésitation prend place à l'arrière de son crâne, mais elle n'en laisse rien paraître.

Laissant cette interrogation sans réponse et avec seulement des suppositions et des éventualités multiples, elle rejoint l'étrange personnage. Son pas est aussi furtif que le chat qu'elle a vu il y a quelques minutes, et ce n'est qu'à moitié volontaire : l'habitude de ses missions la pousse la plupart du temps à faire preuve de discrétion exemplaire. Il est connu que les vampires sont loin d'être sourds... Il valait même parfois mieux faire exprès de se faire entendre.
Elle se sent nue comme un ver, sans son sceptre à la main, mais sa démarche reste pourtant souple, sans pour autant faire preuve de rapidité. D'un geste machinal, elle compte les pièces dans sa poche – qu'elle avait prises sans trop savoir pourquoi ni combien. Elle était fauchée, elle le reste aujourd'hui.

Pas un mot, lorsqu'elle se poste devant l'homme, à deux mètres de lui, ni plus, ni moins. Son regard froid ressort comme à l'habitude. Ce regard qu'elle ne peut pas cacher, car le regard dit bien trop souvent la vérité. Ce regard qui témoigne d'un passé douloureux. Et d'un présent haineux. Mais qui se veut ici juste froid.

Isil déteste ce regard.
__________________


Dernière modification de Kastela, 18/07/2012 à 20h24
Répondre en citant
  #9  
Ancien 19/07/2012, 19h53
Avatar de Gorwin Marteau-doré
Gorwin Marteau-doré Gorwin Marteau-doré est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : June 2011
Lieu: Près d'une femme que je persécute voyons, n'est aps pervers qui le veux ^^
Messages: 198
Par défaut

L'être ne tressaillit pas en la voyant sortir de l'ombre. Pas un mouvement, pas un soupir, juste la lune pâle et douce qui caresse de ses rayons la forme ombrageuse qui semble se détacher des ténebres d'une ruelle proche du lieu où elle s'est arrêté. Pas un mot n'est proféré alors qu'elle entame d'avancer vers la figure nocturne. Ni même un son. Un peu plus et l'on pourrait croire qu'Isil et son informateur sont tombés au beau milieu d'une ville fantôme. Au beau milieu d'un désert froid et sans vie, et où seuls les quelques prédateurs qui constituent le danger ultime de ce monde peuvent vivre sans rejoindre les morts dans leurs tombes.

Alors qu'elle avance vers cette forme de la nuit, quelques chats se remettent à miauler, avec douceur, comme si la nuit réchauffait un coeur qui avais du mal à dormir dans ce manque de vie. Un nourrisson ? Un bébé ? Un être sans parents ? Lentement la nuit devient le berceau de quelqu'un quelque part, les miaulement deviennent doux, chantant, comme si enfin la tension qui existait un peu auparavant se dissipait grâce à la lumière lunaire.

En s'approchant de l'homme des détails se révelent, son manteau déjà est plus lourd et plus épais que l'ancien, mais l'aisse filtrer la lumière de la nuit et présentant une évidence étrange chez l'homme qu'elle a en face d'elle. Il n'y a pas le reflet d'une arme sous cette étoffe. Ensuite les traces de pas marquée un peu plus tôt, ne se contentant pas que de s'effacer légèrement, vont même jusqu'à se dissiper sous la poussière poussée par un vent venant du dos de l'homme de peu de confiance. Enfin, une infime tâche peut encore se voir sur l'homme, en bas à droite de sa cape. un petit bout foncé et raide occupe cet espace innoccupée de la cape de l'inconnu.

"Touchez votre argent ou votre porte-bonheur ne vous aidera pas !"

Ça par contre elle peut le reconnaitre. Un ton hautain, dédaigneux, et bouffi de suffisance avait enfin briser le silence entre deux. Cela permettait au moins de confirmer l'identité de l'être présent en face d'elle. Bon ou mauvais présage ? En tout cas il semble commencer à s'impatienter alors qu'elle prend son temps pour approcher. Les remous de son étoffe font apparaitre bien en relief la tâche sombre en bas, et délimite un court instant le corps de l'homme. Fin, raide, le même que celui qu'elle a vu plus tôt dans sa chambre cela ne fait absolument aucun doute.

Alors qu'elle s'arrête à distance de l'être, celui-ci semble enfin remuer son être, et en faisant voleter un peu sa cape, tant un parchemin encore à moitié voiler par l'étoffe, couvrant aussi par là la main de l'informateur. Celui-ci penche la tête de côté sout la soie, et entame de sa voix gorgée de dégoût les mots qui lui ont été demander de dire.

"Isil, chasseuse, vous avez acceptée votre mission. Darthestar, vampire tyran de Minasmoss, fut connu de nos locaux sous le nom de Balthazar. Il fut une de nos aides lors d'une époque où l'organisation accepta l'appréciation d'un vampire dans nos rangs. Balthazar souhaitait mourir en protégeant quelques personnes et ce avant sa transformation complète. Nous avons faillit !
Il évolua hors de notre portée, lors d'un voyage en mer avec une ancienne diplomate minasmossienne, qui selon les sources lui sert désormais d'alliée dans le pays où il règne.
Nos troupes n'étant pas présentes lors de son évolution, nous ne connaissons pas les atouts et les capacités de Darthestar. Nous pouvons néanmoins présumer selon les capacités de Balthazar que son évolution dut en faire un être exceptionnelle chez les buveurs de sang. Aucune informations ne nous sont parvenues de vos prédécesseuses, nous laissant intimement persuader qu'il a du obtenir le maximum d'informations de leurs parts, par quelques moyens que ce soit.
Tuez le avant que l'histoire de notre alliance avec lui s'hébruite ! Nous devons agir dans l'ombre, et sans scandales."


Il dit cela sur un ton neutre, égal, même si on sent qu'il répugne autant à dire cela que de le dire à elle. Tenant encore le parchemin en main, il le tend un peu plus mais elle sera obligée d'avancer pour le prendre. Avant q'elle ne fasse le moindre geste il reprend la parole avec une douceur mielleuse qui laisse entendre que dans le fond il sent qu'il l'envois à la mort en disant ces quelques mots :

"Le dernier symbole de votre acceptation de la mission est de prendre ce parchemin. Bien sur vous n'avez aucuns droits de retraits, qui plus est, vous devrez suivre les dernières instructions marquées dans ce parchemin à la lettre."

La lune se fend d'un éclat argenté quasiment imperceptible après ses mots. Les chats continue de miauler avec plaisir et il semble même y avoir une petite bagarre au loin entre deux chats en chaleurs. L'homme fait tourner le rouleau pour mettre en évidence le sceau de l'organisation à la lumière lunaire, pour qu'Isil n'ai plus de doute sur ce qu'il tenait. Il attendait alors de manière calme et détendue la réaction de la femme.
Répondre en citant
  #10  
Ancien 23/07/2012, 23h30
Avatar de Kastela
Kastela Kastela est déconnecté
Grand sage
 
Inscrit : August 2010
Messages: 203
Par défaut

Elle ne tourne même pas la tête, suivant son chemin d'un air malgré tout calme et sûr. Que les chats se remettent à miauler ne semblent pas à première vue la faire réagir de quelque manière que ce soit. Il était même plutôt bienvenue que le silence s'arrête, qu'il arrête son emprise sur le moment présent. Cependant, elle ne voit pas cet aspect bienveillant dans cette nouvelle animation de la part des animaux, ce n'est... que du bruit, dans son premier aspect. Peut-être cela enlève-t-il un peu de l'ambiance oppressante. Mais était-ce l'âge ou les épreuves, Isil semble stoïque. Son regard fait rapidement le tour des changements, sans même réellement le laisser paraître pour les in habitués de ce genre de manières. L'homme en face d'elle n'étant pas idiot, il l'a certainement noté.

Elle note tout d'abord l'absence d'arme, mais une vieille leçon lui revient automatiquement à l'esprit : le corps lui même est une arme. Elle en est plus que consciente, étant donné qu'elle aime cette ruse. Quand c'est elle qui s'en sert, s'entend. Juste au moment où elle confronte les aspects particuliers de l'homme en face d'elle, elle entend sa remarque acerbe.
Décidément... Certaines choses ne changent pas. Est-ce par honneur, ou bien par fierté personnelle, elle ne répond nullement à ce simili de provocation. Un simple regard vide se porte à présent sur l'homme. Comme si l'homme en lui même est invisible, comme si elle ne considère même pas son existence mais seulement les facteurs qu'il représente de multiples facteurs qui étendaient tellement de branches qu'elle en avait l'image d'un saule pleureur.

"Isil, chasseuse, vous avez accepté votre mission. Darthestar, vampire tyran de Minasmoss, fut connu de nos locaux sous le nom de Balthazar. Il fut une de nos aides lors d'une époque où l'organisation accepta l'appréciation d'un vampire dans nos rangs. Balthazar souhaitait mourir en protégeant quelques personnes et ce avant sa transformation complète. Nous avons faillit !
Il évolua hors de notre portée, lors d'un voyage en mer avec une ancienne diplomate minasmossienne, qui selon les sources lui sert désormais d'alliée dans le pays où il règne.
Nos troupes n'étant pas présentes lors de son évolution, nous ne connaissons pas les atouts et les capacités de Darthestar. Nous pouvons néanmoins présumer selon les capacités de Balthazar que son évolution dut en faire un être exceptionnelle chez les buveurs de sang. Aucune informations ne nous sont parvenues de vos prédécesseuses, nous laissant intimement persuader qu'il a du obtenir le maximum d'informations de leurs parts, par quelques moyens que ce soit.
Tuez le avant que l'histoire de notre alliance avec lui s'ébruite ! Nous devons agir dans l'ombre, et sans scandales."

Balthazar... Elle voit très bien qui c'est. Elle est de ceux qui avaient été absolument contre son intégration. C'est un monstre, comme tout les autres, et il avait magnifiquement embobiné l'organisation, cette organisation si stupide parfois. Et c'est à elle de régler leur stupidité cette fois. Isil ne se plait pas dans ce nouveau rôle, un rôle ou pour le moment, seuls deux choix se présentent : un rôle entre la mort et la mort. Ce n'est pas la première fois. C'est peut-être en revanche une des missions les plus dangereuses qu'on lui ait confiée, et tout cela, juste parce que cette fichue organisation a besoin de couvrir ses arrières, parce qu'elle n'avait alors pas compris qu'un monstre était un monstre et rien d'autre !
… Elle soupire doucement à la fin de son discours, puis fait un sourire acerbe : l'Ecarlate ne compte absolument pas avoir deux alternatives aussi pourries. Surtout qu'elle n'a pas encore terminé son règlement de compte. Elle sait qu'elle trouvera un moyen, peut-être sur le fil du rasoir, pour tourner la situation à son avantage. En tout cas, elle se dit que c'est encore possible. Malgré le taux de réussite infime.
Isil s'avance. La main ferme qui prend le parchemin témoigne de ce désir enflammé qu'elle a toujours quand il s'agit d'éradiquer la vermine tant cruelle... Elle décide de l'ouvrir plus tard, mais s'interroge déjà un peu sur le contenu qui lui donnerait des limites, encore une fois.
__________________

Répondre en citant
Répondre

Outils du sujet
Affichage du sujet

Règles des messages
Vous ne pouvez pas créer de sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas importer de fichiers joints
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB codes : Activé
Smileys : Activé
BB code [IMG] : Activé
Code HTML : Désactivé

Navigation du forum


Fuseau horaire : GMT +1. Il est 15h05.


Propulsé par vBulletin® version 3.8.4
Copyright ©2000 - 2018, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française par vBulletin-Ressources.com
Copyright © by 'Playa Games GmbH'