Shakes & Fidget - France  
  #21  
Ancien 05/09/2012, 16h45
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Dimitri laissa echapper un sanglot et se recroquevilla sur lui même.

Mamie .... Non ce n'est pas ... Ce n'est pas possible ...

Cette phrase tournait en boucle dans sa tête, il sentit à peine les bras de greavym l'envelopper et le soulever, doucement et tendrement, dans les airs. Il n'entendit pas ce que son frère et Elenwë lui dire. Le visage pâle et le regard vide, incapable de penser, son esprit dériva pendant ce qui lui parut une eternité.
Le demi elfe, anxieu et impuissant face à la detresse de l'enfant regarda tristement la jeune elfe.

-Quittons cette ville, il n'y a plus rien qui nous oblige à rester et puis ....

Il s'interrompit un instant et baissa les yeux sur Dimitri qui semblait regarder un point devant lui. Le sang mêlé reprit d'une voix plus ferme et calme :

-Ca vaut mieux pour lui !

Tenant contre lui l'enfant, Greavym reçut soudain un coup qui le surprit plus qu'autre chose et lui fit lâcher l'enfant. Dimitri venai de lui administrer un coup de pied et filais vers la sortie. Surprise, Elenwë ne réagis pas tout de suite et ne put empêcher le bambin de partir.

Non ... Non ... Ca ne peut être vrai !

Dimitri courait à en perdre haleine. Il trébucha sur le pavé, s'écorchant légèrement le genoux gauche, mais se releva aussitôt pour repartir aussi vite. Il arriva rapidement aux portes de la ville, Dimitri s'arrêta, marquant une pause. Il entendai Greavym et Elenwë l'appelai, devant lui un .... homme se tenai. Il était plutôt grand, bien plus que Greavym et seul son regard d'acier ressortai dans la pénombre de la nuit. Sa longue robe noir recouvrai tout son corps et faisai pensai à celle d'un sorcier. L'inconnu lui tendi la main et bien que Dimitri ne le connaissai pas il se sentai appaisé par cette présence quelque peut .... Famillière. Greavym et Elenwë arrivaient, sans hésiter , en paix avec lui Dimitri pris la main que lui tendai l'individu.
..... Dimitri se reveilla, il était aux portes de la ville, étendu par terre, il faisait jour et le soleil l'éblouit un cours instant. Bien que ce fut étrange il se trouvai devant les portes de Sa ville !
L'angoisse de la veille revint , plus violente et lui noua l'estomac, vite il se releva et partit en courant dans la direction qui menai chez sa grandmère, le visage tordu par la peur.
Greavym et Elenwë avaient vu dimitri disparaître avec l'homme, Elenwë avait retenu à grande peine un cri de detresse.
Le demi vampire la serra contre lui et attendi qu'elle se calme avant de la lacher, il fit taire sa propre peur et dit d'une voix qu'il essaya de rendre neutre :

Nous le retrouverons, je te le promet !

L'elfe reprit le contrôle de ses émotions et afficha de nouveau un masque lisse, elle hocha la tête.

-Bien , Greavym refléchissait à où pouvait se trouver Dimitri et il en vient à la conclusion que d'une manière ou d'une autre le bambin finirai par aller voire chez sa grandmère. Le sang mêlé fit part de ses deduction à Elenwë.

-Je pense que tu as raison Greavym, nous ferions mieux de partir tout de suite .... Et au pas de course !

Sur ces mots l'elfe détala, plus rapide et endurant qu'elle Greavym la pris dans ces bras pour la dernière parti du voyage. Préoccuppé par Dimitri aucun des deux ne réalisa pleinement ou réellement de ce qu'ils faisaient.
Ils arrivèrent, fatigué et anxieu, en milieu de matinée aux portes de la ville, là Elenwë criia :

Là !

Greavym suivit ce qu'elle montrai et reconnu la silhouette de Dimitri qui se perdi dans la foule.
Elenwë se degagea de ses bras et parti en courant suivi de près par le sang mêlé.
Renversant sur son passage les étalages, bousculant les gens, manquant de se casser la figure encore une fois. Dimitri courait, comme si sa vie en dépendait, il courait. Il ne vit pas que Greavym et Elenwë le suivait, essayant de le rattraper mais réparant les dégâts qu'il avait causer, les retardants considérablement.

Mamie est toujours vivante.... Elle m'attend, Greavym à du ... Le garde parlai de quelqu'un d'autres, voilà ! c'est forcément ça !

Un peut rassurer par cette idée, que Dimitri tentai d'imposer dans son esprit, il arriva devant la porte de chez lui. Essouflé , les joues rouges, de la sueur perlais sur son front. Il avait ses cheveux trempé et était en nage. Il reprit son souffle et d'un revers de manche essuya son front. Le calme se fit soudain lourd et pesant... Un silence de mort tomba sur le lieu. Dimitri senti son estomac se serrer, tétanisé, il s'approcha de la porte à la façon d'un automate, doucement et de manière craintive il approcha sa main de la poignet de porte.

Dimitri tu n'es pas un couard ! Tu seras le plus grand chevalier que le monde n'est jamais connus, alors arrête de trembler comme un bébé !

Après s'être sermonner intérieurement , le jeune garçon pris une grande inspiration et poussa la porte, ses sens en alerte.
Il lacha la poigné et laissa son bras retomber louredement le long de son corps, ses yeux s'agrandir et l'incompréhension gagna son regard.
La pièce où il dormai était complètement retourné et sombre seul un lambeau de lumière filtrai, tout les meubles étaient cassé, les affaire gisaient par terre .... Le garçon se forçat à avancer, inquièt il appela :

- Mamie ! Mamie c'est moi ! Dimitri !

il se mit à courir et trébucha contre un tabouret. Le bambin mis ses mains devant et elles attérirent dans une flaque froide et poisseuse. Emplit de peur, sa lèvre inférieur tremblant, il releva la main à la hauteur de son visage et vit avec horreur qu'elle était couverte de sang. Marchant à quatre patte, il tourna la tête et vomit. IL ne put empêcher ses yeux de se remplir de larmes pas put qu'il ne put les empĉher de couler le long de ses joues .... Un éclat doré attira son regard, il reconnu la couverture du fameux livre que lui et ses compagnons étaient revenus chercher.
D'une main poisseuse de sang il attrapa le livre et se recroquevilla sur lui même pleurant la mort de sa mamie.

-Di ... mi ... tri

On ... on m'appel

L'esprit embrumer, les yeux se fermant tout seul, il vit sur le pas de la porte une silhouette entrée en trombe suivit du'ne aitre plus petite.

Dimi ... tri

Greavym ....

un sourire triste et apaisé apparut sur le visage de l'enfant qui se laissa sombrer dans l'inconscience le livre serré contre lui.

Le demi elfe, le pris dans ses bras et se retourna vers Elenwë.

-Partons !

L'ordre avait sonnai implacable, dur et on sentai qu'il n'était pas discutable.
Ils quittèrent donc tout les trois la maison et prirent le chemin qui les conduirai hors de la ville.
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Greavym, vampire elfique

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Ancien 25/11/2012, 10h54
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Ancien 06/12/2012, 20h35
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Greavym se tourna vers Dimitri qui serrai toujours contre lui son livre. L’enfant avait les yeux rougis et on pouvait voire sur son visage le sillon de sel séché que ses larmes avaient laissé.

-Dimitri tu vas rester caché ici, dans ces buissons tu seras à l’abri. La voix du demi-elfe était douce et basse.

-Où tu vas ? Le garçonnet avait peur, peur de se retrouver seul …. Pour toujours. Greavym senti sa peur et, comme un père aurait put le faire, attira le bambin contre lui et reprit chaleureusement gommant toute crainte de sa voix et faisant taire sa propre peur.

-Je vais aider Elenwë, après nous reviendront te chercher, surtout ne bouge pas de là. Il l’éloigna doucement de lui et sourit gentiment, tu es un garçon très courageux.

Sur ces mots il déposa un baiser sur le front du garçon et se leva, puis se mit à courir. Il dépassa sans problème Elenwë et s’arrêta dans une clairière, à quelques mètres de l’endroit où se trouvait Dimitri.

Il va falloir se battre … Je n’aime pas ça …

Sur cette pensée Elenwë déboula dans la clairière et apercevant son ami trop tard fonça sur lui. Le sang mêlé ouvrit ses bras et la reçut contre lui.

-Que … Commença l’elfe surprise. Ce n’est pas le moment pour un câlin Greavym ! s’indigna-t-elle, les joues légèrement rouge d’embarras.

-C’est dommage répondit il, un faible sourire sur le visage, ça ne sert plus à rien de fuir, nous n’avons plus le choix. Nous allons devoir combattre Elenwë. Il rajouta en murmurant doucement à son oreille, Dimitri est en sécurité ne t’en fais pas pour lui.
A peine eût il finit sa phrase que les trois personnages arrivèrent. Le demi-elfe fut stupéfié. Il resta un moment bouche bé, pendant que son amie se dégageai pour leur faire face à son tour. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir à son tour trois humains !

Comment ont-ils fait pour nous suivre ?! Pensèrent les deux elfes

Le demi vampire tenta une dernière fois de repousser l’inévitable.

-Laissez nous partir, nous ne sommes que des voyageurs n’ayant rien de …

-Assez ! Ferme là sale hybride ! L’interrompis méchamment et violemment l’humain aux yeux de nuit et à la chevelure de blé en bataille.

-Calme toi, lui enjoignis son compatriote au regard ciel et à la chevelure d’ébène, il nous les faut vivant.
-Vivant… Fait pas ton rabat joie Harry, on peut quand même s’amuser un peut avec … enchaîna le troisième larron à la tête rasé et aux yeux marrons, portant sur Elenwë un regard brillant de lubricité.

Révolté, le jeune homme au regard orangé, serra les dents, le visage fermer. Instinctivement il se plaçât devant La jolie elfe.

-Touchez là et vous êtes morts.

Une phrase prononcée doucement et fermement qui résonna dans la clairière comme une promesse.
Elenwë se sentit rougir, embarrassée, elle encocha une flèche et vint se remettre à côté de Greavym, le visage lisse d’émotion tel un masque, prête à se battre. Le demi elfe dégaina son épée, lui aussi, prêt à en découdre.

-Je m’occupe de l’hybride annonça Harry, Jack tu portes l’anneau de force, tu viens avec moi ! Ordonna t il d’un ton dur.

Le dénommé Jack, la tête blonde du groupe, hocha la tête et vient se placer à côté de la tête noir.

« Des anneaux de pouvoirs …. Intéressant …. »
Le dernier, taillé comme une montagne, lança d’une voix rauque :

-Avec ma force et mes deux anneaux, la femme est à moi ! Il l’avait presque hurlai, bavant devant les formes de la jeune elfe. Il passa sa langue sur ses lèvres en regardant Elenwë …. Qui tira une flèche sur l’épaule de ce rustre sans cervelle. Il ne sembla même pas la remarquer, la retirant d’un coup sec, il porta sur elle un regard emplis de colère, et s’élança sur elle.
L’assaut était lancé.

Greavym se retrouva attaqué par les deux autres. Parant avec habilité les premières attaques, il n’ût pas le loisir de les leur rendre. Car si il était rapide, les coups du porteur de l’anneau de force était donner avec une telle ampleur que l’hybride eût vite mal aux bras et faillit lâcher son épée à plusieurs reprises. Le dénommait Harry devait vraisemblablement porter celui de l’agilité ! Esquivant tout ses coups, il crée ainsi des ouvertures béantes dans la garde du jeune homme au regard orange. Greavym n’abandonna pas ! Enchainant les coups d’estocs, les bottes, les parades avec une vitesse hallucinante …. Se répétant sans cesse « elles finiront bien par passer… » … En vain !

De son côté Elenwë avait réussi à planter trois de ses flèches dans les bras de l’homme … Qui les arrachai et, malgré le sang qui coulait, revenait à la charge et s’approchai d’avantage de l’endroit où elle se trouvait. Il finit par réussir à l’attraper par le carquois, qu’Elenwë, après lui avoir administré un bon coup d’arc dans la figure pour le déstabiliser, défit rapidement de son corps, qui resta dans les mains de l’individu qui saignai du nez. Guère rassuré elle s’éloigna.

Essoufflée, elle jeta un bref regard vers Greavym et son cœur se serra en voyant que ces brutes venaient de le désarmer et de l’encercler. Son moment d’inattention prit fin quand elle senti la lame de son adversaire glisser sur sa peau, lui entaillant ainsi l’avant bras droit. La douleur lui déchira les entrailles et, tel un éclair, remonta le long de sa gorge et s’échappa de sa bouche. Lâchant son arc sur le coup de la surprise, l’homme en profita pour la plaquer au sol, l’écrasant en lui coupant le souffle par la même occasion.

-Tu es à moi ! dit-il en lui tenant fermement les poignés.

Elle se débattit de son mieux, faisant rire son agresseur, et parvint à lui donner un bon coup de pied bien placé. L’homme n’apprécia guère et, prenant son couteau, lui entailla toute sa cuisse. Des larmes de douleurs perlèrent aux yeux de la jeune femme.

« C’est finis se dit elle l’âme en peine » La douleur était telle, son désespoir si profond, qu’elle sombra sans entendre le cri de rage de son ami.

En voyant Elenwë au sol, en entendant ses deux cris, Greavym, fou de colère, perdit tout contrôle de lui. Il hurlât d’un cri inhumain qui figea ses deux adversaires sur place. Une aura noire s’échappa de son corps, ses cheveux commencèrent à s’éclaircir pour finalement prendre la couleur d’un blanc argenté, ses yeux devinrent bordeaux et ses canines s’allongèrent.
Ses deux bourreaux prirent peur. Devant eux se tenait un monstre. Un sourire cruel et sauvage se forma sur le visage du jeune homme, il les regarda à tour de rôle, puis … Il passa à l’attaque !

Les surprenants, il attrapa Jack à la gorge et le souleva d’une main au dessus de lui. Avec toute sa force qu’il avait en lui, il lui broya la gorge le tuant sur le coup. Harry tremblait comme un lapin apeuré et l’odeur d’urine qui monta dans l’air indiquai fort bien dans quel état il se trouvait. Suant de peur il regarda Greavym. Le chasseur venait de se transformer en proie.
Dans un acte désespérer il chargea sur Greavym .... Qui lui envoya le corps de Jack. Le souffle coupé par l'impact du corps, Harry tomba à genou, penché en avant, se tenant le ventre la bouche ouverte. Calmement, le corps toujours enveloppé de cette sombre aura, toute humanité ayant déserté son âme, le demi-vampire, avançant vers son bourreau toujours vivant, tendit une main vers son épée et la fit léviter jusqu'à lui. Se trouvant maintenant en face de l'homme aux yeux couleur ciel, il leva son épée au dessus de sa tête et ....

-Pitié !

Greavym arrêta son geste et prononça d'une voix lointaine résonnant avec un certain écho :

-Je ne peux bafouer la promesse que je vous ai faite.

Le regard vitreux, et avant que l'autre rétorque, il fit décrire un arc de cercle avec son épée et décapita Harry d'un coup sec dépourvu de toute hésitation. Se tournant ensuite vers l'endroit où se tenait le troisième comparse et Elenwë, Greavym vit qu'il ne s'était même pas aperçut de ce qu'il se passai. L'homme toujours sur le corps de la jeune elfe, essayai de lui enlever ces vêtements, sans grand succès. Le demi-vampire avança vers eux, d'un pas rapide et allongé.

-Je vais bien m'amuser quand j'aurai réussit à t'enlever ces foutus vêtements ! Je prendrais tout mon temps, je te ...
Il s'interrompit, les yeux comme des billes, le visage défiguré, il baissa la tête et posa ses yeux sur l'épée à la lame bleuté qui traversai sa poitrine.

-tu vas juste mourir comme je te l’avais promis, chuchota Greavym d'une voix glaciale.

Il dégagea brutalement son épée et donna un puissant coup de pied dans le corps de l'homme, puis délicatement il souleva Elenwë et alla la déposer à l'orée de la forêt. Évaluant les dégâts, l'hybride finis par passer ses mains au dessus du corps de sa jeune amie afin de s'assurer de son état. Bien qu'elle ai perdue beaucoup de sang sa vie n'était pas en danger. Il entreprit de la soigner, reconstruisant les tissus déchiré et recousant la plaie, tout ce travail pointilleux dura bien un bon quart d'heure. Quand il eût finis, Greavym, qui ne semblai plus connaître la fatigue, se tourna vers les rois corps gisants de leur agresseur et récupéra les quatre anneaux qu'il mit dans une de ses bourses qui pendait à sa ceinture.

Revenant vers Elenwë, il l'a prit dans ses bras et partit à la rencontre de Dimitri. En le voyant l’enfant, fatigué et terrorisait, eût un mouvement de recul ne reconnaissant pas cette homme devant lui qui tenait dans ses bras …

-Elenwë ! S’écria t il.

Elle bougea un peut et Greavym la déposa sur le sol devant le regard de Dimitri. Puis doucement, des changements s’opérèrent, doucement ses cheveux reprirent leur teinte habituelle, ses yeux retrouvèrent leur éclat orangé, tandis que l’aura noir disparaissait et ses canines reprirent un aspect « normal ».
Affaiblit, exténuai, Greavym s’affala sur le sol et sombra dans l’abysse de ses cauchemars.
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Greavym, vampire elfique

Dernière modification de greavym, 07/12/2012 à 14h21
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Ancien 12/12/2012, 20h47
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L’aube pointait déjà, mais Dimitri ne s’en souciait guère. Choqué par les évènements de la nuit, il serrait le précieux livre récupéré chez sa grand-mère comme s’il s’agissait là d’un précieux trésor, ultime héritage d’une vie innocente et à jamais éclipsée. Tout s’était enchaîné si vite ! La mort, n’est malheureusement pas une chose que l’on apprend aux enfants, les adultes se reposant le plus souvent sur le fragile espoir qu’ils entretiennent de penser qu’il n’y sera pas confronter avant l’âge adulte.
Il se sentait vide, et n’avait même plus la force de pleurer, comme résigné d’accepter le sort qui s’était abattu sur lui. La nuit avait été courte : Greavym l’avait passée à veiller sur Elenwë, si bien qu’au petit matin, elle semblait entièrement guérit, prête à en découdre de nouveaux.
Greavym croisa le regard d’Elenwë, et sentit poindre une immense vague d’inquiétude en elle. Elle s’approcha lentement de l’enfant qui était toujours réfugié dans les bras de Greavym, et lui caressa affectueusement le front.

-Je suis vraiment désolé, mon grand… Je sais que ça n’enlèvera rien à ta tristesse, mais saches que tu peux compter sur nous pour l’avenir. Tu n’es pas seul.

Dimitri savait qu’ils essayaient de se montrer gentils avec lui. Il essaya de leur sourire pour leurs signifier qu’il avait compris le message, mais seul une grimace se dessina sur ses lèvres. Il ne pouvait pas. Il lui fallait attendre que le temps fasse son œuvre, afin que les cicatrices qui rongeaient sont cœur se fassent moins oppressantes.
C’est alors qu’il se rappela pourquoi le livre était si important. Sans un mot, il le tendit à Elenwë, qui s’en saisit avec attention. Greavym s’approcha d’elle, alors qu’elle commençait à feuilleter les pages de l’imposant volume, à la recherche du passage qui les intéressaient.



La légende des trois convoitises



Il fut un temps, aussi reculé soit-il, où les peuples de ce monde vivaient en paix. Tous cohabitaient en harmonie, et amenaient leurs savoirs faire exceptionnels au service de tous. C’était alors l’apogée de notre monde. Mais les peuples unis avaient un défaut : ils étaient orgueilleux et voulaient par-dessus tout montrer l’étendu de leur puissance. Aussi, tous se mirent d’accord pour forger trois objets aux pouvoirs uniques, symboles de leur vanité et de leurs compétences.

Les Hommes discutèrent de la nature de chaque objet, pendant que les Vampires, réputés comme étant de loin le peuple le plus intelligent, dessinèrent leurs formes. Puis, les sirènes cherchèrent par monts et par vaux les matériaux les plus à même pour remplir le rôle que l’on voulait conférer à ces objets. Une fois cela fait, les Orcs forgèrent de leurs mains et de leurs muscles les trois précieux artéfacts. Enfin, les elfes les enchantèrent, afin de les rendre indestructibles, et de leurs conférer des pouvoirs qui défiaient toute imagination.

Trois cent ans de labeur plus tard, ces trois merveilles étaient enfin terminées, et furent exposées à la vue de tous.
Le Casque de la Destinée, était capable de permettre à son porteur de lire l’avenir, et aussi de capter les pensées d’autrui. Le Bouclier Protecteur réfléchissait les attaques ennemis, et permettait en outre de capter l’énergie vitale de toutes choses vivantes l’entourant. Enfin, le gant de Métamorphose, avait la capacité unique de changer l’état de la matière, et ainsi de transformer n’importe quels matériaux en n’importe quel autre. Et comme si cela n’était pas suffisant, la rumeur se répandit que les objets seraient dotés de certains pouvoirs cachés, en plus de ceux connus de tous, et de nature bien plus terrifiante.

Hélas, il est dans la nature des peuples de ce monde de vouloir posséder les choses les plus rares et les plus puissantes. Aussi, quel ne fut pas le désarroi lorsqu’un beau matin, l’on découvrit que les trois objets légendaires avaient disparus. C’est alors que l’entente entre les peuples commença à montrer sa fragilité et ses limites. Tous s’accusèrent du méfait, et les tensions commencèrent à gagner les rangs, en même temps que la méfiance. Mais tous étaient si occupés à chercher le coupable et à défendre son image, qu’ils ne virent pas que le coupable de ce méfait n’était autre que le peuple Drow. Les Drows pensaient que les elfes étaient de mauvais utilisateur de la magie. Pour eux, ce peuple faible ne leur arrivait pas à la cheville. Aussi lorsqu’ils apprirent que les peuples unis avaient forgés de si précieux objets, ils avaient sauté sur l’occasion pour ces artéfacts, et s’enfuir avec. Lorsque les autres peuples s’en rendirent compte, ils maudirent les Drows, et se lancèrent avidement à leur poursuite, dans le but d’exterminer ceux qui avaient trahis leur confiance.

Les Drows avaient un avantage certains en possédants les objets légendaires. Mais ils savaient aussi que leur faible nombre ne leur permettrait pas de faire face à la foule d’ennemis à leur poursuite. Alors, ils décidèrent d’envoyer des messagers pour tenter de pactiser avec les nains et les orcs, leur faisant promettre à chacun l’un des trois artéfacts en cas de victoire. La réflexion fut de courtes durée pour ces deux peuples, qui sans la moindre hésitation se rangèrent du côté des Drows, attiré par le butin et la soif de combattre. De leur côtés, les elfes, Hommes, sirènes et vampires furent obligé de s’allier pour contrer les forces ennemis, et sauver le monde des effets désastreux dont pouvait faire usage les possesseur des trois convoitises.

S’en suivit une guerre aussi longue qu’impitoyable. Par plusieurs reprises les forces alliées faillirent sombrer sous les coups de leurs adversaires, et de leurs incroyables pouvoirs. Au final, ils comprirent que s’ils voulaient récupérer les trois convoitises, ils n’y arriveraient pas en combattant, et que seule la ruse pourrait avoir raison de leurs ennemis. Ils mirent en place un plan aussi mesquin qu’efficace. Il se trouvait que durant leurs nombreuses batailles, ils avaient fait grand nombres de prisonniers dans les rangs ennemis. En temps normal, ceux-ci ne servaient que pour les tâches ingrates, ou restaient enfermés à croupir dans des prisons froides. Parmi eux, une jeune femme Drows, qui se trouvait être la fille du seigneur Drows. Elle avait un fils, lui aussi fait prisonnier en même temps qu’elle. Les forces alliées sautèrent sur l’occasion : ils pactisèrent avec la jeune Drows, qui de part sa situation pouvait leur obtenir ce qu’ils voulaient. En échange de sa coopération pour récupérer les trois convoitises, ils la libéreraient elle et son fils, et les laisseraient vivre en paix. Si jamais elle échouait, son fils serait exécuté. L’amour d’une mère étant plus fort que tout au monde, elle accepta sans rechigner.
Ils la libérèrent en lui accordant un délai de deux semaines pour mener à bien sa mission. Eldoria, puisque tel était son nom, passa les trois premiers jours à marcher en direction de la capitale Drow. A bout de force, elle tomba sur une patrouille Orcs, et elle se présenta à eux comme la fille du roi des Drows, en leur montrant la bague qu’elle portait au doigt, frappée des sceaux de la famille royale. Elle fut conduite devant son père, qui pleura de joie en la retrouvant.

-Eldoria, ma chère fille ! Je ne sais par quel miracle tu te retrouves en face de moi, mais je suis tellement heureux de te retrouver ! Où est Igorn, mon cher petit-fils adoré ?

-Hélas père, c’est bien la tout le souci, lui confia t’elle à bout de souffle, les larmes aux yeux. Ils ont Igorn et ne m’ont libéré que pour venir marchander avec vous. Il faut que vous leur rendiez les trois artefacts, sinon ils le tueront.

-Ah les fils de limace ! Honte sur eux ! Il cracha à ses pieds.

Le roi Drows se rassit pensif sur son trône, et demanda d’un signe de tête à ses sujets qu’on les laisse seul.

-Malheureusement, c’est un don unique que représentent ces objets. Les leur donner, c’est s’assurer une défaite. Je suis vraiment désolé, Eldoria, mais je ne peux satisfaire à leur demande.

-Il s’agit de mon fils, père ! S’exclama-t-elle.

-Oui je le sais très bien. Cela me chagrine. Mais vois le bon côté des choses : tu es jeune, tu pourras en avoir un autre. Même plusieurs si cela te fait plaisir. Maintenant, va te reposer, tu semble exténuée. J’ai parlé !

Le lendemain dès l’aube, Eldoria s’entretint à nouveau avec le roi.

-Père ! Je vous en conjure ! Donnez leur ce qu’ils veulent !

-Hélas ma fille, je n’ai pas changé de position depuis hier, et tu sais que je n’ai qu’une parole.

Alors Eldoria s’en alla dans ses appartements. Les jours suivant, elle s’entretint encore et encore avec le roi, inlassablement, sans se décourager. Mais à chaque fois ses tentatives furent vouées à l’échec, le roi n’en démordit pas. Enfin, le onzième jour…

-Père, n’arriverais-je donc point à vous faire changer d’avis ? Je dois partir dès aujourd’hui si je veux arriver à temps pour sauver mon fils avant le délai des quatorze lunes.

Le roi soupira de lassitude.

-Tu es venu me voir tous les jours depuis ton retour. Tu m’as toujours posé la même question, et je t’ai toujours offert la même réponse. Il en va de même aujourd’hui.

Alors la jeune Drow pleura. Encore et encore, toutes les larmes de son corps, toute les peines de son âme. Le roi la pris dans ses bras.

-Je comprends ta douleur, et saches que je compatis. Il n’est jamais facile de perdre un fils.

Eldora le regarda droit dans les yeux.

-Non père. Je ne pleure pas la mort de mon fils, je pleure la mort de mon roi.

Et elle lui porta un coup de poignard en plein cœur.

Une fois son chagrin dissiper, elle fit réunir tous les rois et amiraux des autres peuples dans la salle du trône, devant la dépouille de son père.

-Pleurez, nobles gens, car mon père le roi des Drows est mort assassiné durant la journée. En tant qu’unique héritière de la couronne, j’accepte les droits à la succession de mon père, et vous sommes de me reconnaître comme tel. A présent, prêtez-moi allégeance.

A la fois intimidés par le cadavre du roi, et par l’assurance de cette jeune fille, tous s’agenouillèrent et lui firent serment d’obéissance.

-Ma première décision est de mettre terme à cette guerre absurde contre les peuples alliés. Nous avons été les investigateurs de ces combats, l’origine de ces troubles et de nombreuses morts, il est donc normal que nous soyons ceux qui la stoppe. Qu’on me prépare un convoi, nous nous rendons sur le champ au camp des forces alliées leur annoncer la nouvelle.

Des vagues de protestations s’élevèrent des camps orcs et nains, mais la reine n’y prit pas garde. Deux jours plus tard, elle rendait les trois convoitises à leurs propriétaires originaux, et signait un traité de paix. Le jour d’après, elle repartait avec toute sa délégation, son fils, et les prisonniers de guerre.
Ce qu’il advint ensuite des trois convoitises ? Nul ne le sait réellement. Certains pensent qu’elles ont été détruites des mains même de leurs maîtres, devant la prise de conscience du danger qu’elles représentaient. Mais l’hypothèse la plus plausible en considération de la fierté née de ces trois objets, ait qu’ils les auraient cachés dans un endroit tenu secret, et accessible au moyen d’une carte. D’ailleurs, les derniers mots du roi des elfes, ultime souverain héritier des secrets des trois convoitises, qu’il prononça à son fils lorsque ce dernier le questionna sur ce qu’elles étaient devenus furent les suivants :


Si patience, sagesse et courage se révèlent
Et unissant les six
Alors la septième se dévoilera
Et face à toi, la fleur s’épanouira.
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Par défaut Chapitre VI : La quête

fin

Dernière modification de Luvna7, 15/10/2013 à 08h24
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