Shakes & Fidget - France  
  #11  
Ancien 23/03/2012, 18h22
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Artiz était comme dans un petit brouillard... Son corps refusait de bouger, la sciure était étouffante et le faisait tousser, et il n'arrivait même pas à se convaincre de chercher les quatre murs de la pièce. A quoi bon... ? Il n'avait même plus son sabre... Il avait mal... Les blessures de la soirée prenaient un malin plaisir à montrer leur présence crescendo. Il avait plus envie d'arracher la peau de sa jambe et glacer l'hématome de son épaule, que de visiter cette fichue cave. Alors, il ne bougeait pas. Et le temps paraissait extrêmement long, alors qu'il n'arrivait pas à s'endormir, et qu'il entendait les vagues de conversation au dessus de sa tête.

Au dessus de sa tête... Tout le village s'était réunit. Et il y avait aussi la Dragonne, et l'Écarlate, forcément... Le protégeraient-il ? Et les autres, ceux à qui il avait parlé dans la journée... Certains le protégeraient-il ?

«Brûlons le, brûlons le comme il a brûlé Franck !»
«Ouais !»
«Non... Ce serait trop d'honneur pour lui... Laissons le crever dans la cave.»

… Ah. On choisissait sa mort. Et bien au moins, il était plus ou moins sûr d'y passer. Sa fatigue l'empêchait de distinguer la couleur d'Ewa, couleur si faible aux yeux d'Artiz, car déjà maintes fois touchée par la mort... Et au dessus, c'était le boulanger qui voulait faire un barbecue de l'humain. Ces moutons de villageois étaient forcément d'accord, et c'est l'aimable tavernière qui veut le laisser mourir de faim et de soif. Et... avait-il mal entendu ?

«Rien du tout. Arrêtez vos gamineries. Si vous voulez jouer aux bêtes enragées, vous faites vos actions hors de chez moi. Jveux pas de cadavre dans ma cave. Vous êtes tellement bornés que vous avez failli laisser le feu se propager dans tout le village... Réveillez vous !»

Génial, le bûcheron tenait à sa cave, alors pas touche... En tout cas, sa voix rauque et son regard d'acier s'était fait entendre, et clairement. Personne ne lui a reproché les termes utilisés, et pourtant, la fierté du petit village était fait de la même matière que les yeux du bûcheron.

«…. Faisons un vote à main levée. On choisira les détails après, non ? L'essentiel est le final. Qui vote pour sa mort ?»

Sa voix fluette avait transpercé la salle. C'était celle de la Dragonne. Elle lui laissait une chance ? Pourquoi ? Dans quel but ? Qu'est ce qu'elle avait lu sur le parchemin ? Sa mission était finie, et il était encore là ? Pourquoi lui ? Pourquoi ici ? Pourquoi cette mission ? Artiz ne comprenait pas, mais ses pensées furent arrêtées par une remontée de douleur au niveau de la brûlure.
Au moins, les gosses du village ne voteraient pas, sauf la Dragonne qui les avait persuadé de pouvoir venir. Seuls les adultes étaient là : le bûcheron, le tavernière veuve, son frère et sa sœur, le boulanger et sa femme, le boucher, l'artisan du village et sa fille devenue femme, on avait même un éleveur et son apprentie, l'horloger et sa femme, le simple marchand qui faisait liaison avec les autres villages, bref, tout un beau monde qui pouvait voter. Les quelques paysans étaient là aussi, pour choisir la sentence : ils étaient 7.

Un silence...
Qui paraissait une éternité. Des mains se levèrent. Et la vote tomba : à une voix près, la majorité était pour la mort d'Artiz, purement et simplement. C'est la tavernière, en élevant la voix, qui décida que l'on ferait un bûcher à l'aube, et personne n'osa la contredire.

L'humain, lui, s'endormait... pour sa dernière nuit avant sa mise à mort, alors que la douleur le pliait déjà... Cette brûlure s'étendrait sur tout son corps, le lendemain.
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  #12  
Ancien 30/03/2012, 19h44
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Ewakhine était apparu non loin d'Artiz mais il attendit que les villageois repartent dormir avant d'approcher de l'humain endormi. La nuit était plutôt bien avancée. Il sentit que deux hommes étaient restés en poste devant la porte du bûcheron malgré le fait que celui-ci ait protesté un peu. C'est la peur de voir leur vengeance s'envoler qui l'avait décidé et à présent il était parti se coucher après avoir pris soin de refaire la cave, mettre de le verrou et une grosse caisse par dessus de manière qu'un homme ne puisse soulever la trappe depuis le bas.
Le vampire commença par s'approcher dans un silence parfait de l'adolescent puis lui prit la main avant de le transporter magiquement or de la maison et du village. Ils se retrouvèrent dans une clairière animée de bruits nocturnes. Ewakhine lâcha le poignet de Artiz et sorti sa gourde de cuir qu'il déboucha le regardant de haut dormir. Il n'avait semble-t-il pas été dérangé par le voyage magique. Cela dépend des gens de toutes façons. Le vampire tendit le bras et versa de l'eau clair et fraîche sur le visage de l'humain en un flux discontinu. Les premières gouttes éclatèrent sur la peau de l'homme avant de laisser la place à d'autres puis à un véritable flux qui creusa de plus ou moins gros filets sur la peau encore sale et cendrée de celui-ci qui finirent leurs courses sur la terre meuble et fraîche. La rosée n'avait pas encore commencée à se déposer dessus.

Artiz cligna des yeux assez rapidement sous le réveil brutal et Ewakhine n'attendit pas longtemps avant de lui poser une question : Souhaites-tu encore me mentir et me cacher des choses? Son regard est des plus sérieux et ferme, il ne souhaite plus rigoler, il ne souhaite plus laisser aller les choses ainsi et il souhaite une véritable réponse. Quitte à ce que ce soit la dernière fois qu'il parle à Artiz. Il souhaitait une réponse sincère et le fait qu'il ait bu moins d'une heure avant rendait sa présence d'autant plus imposante et son regard rougeoyant.
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Dernière modification de Ewakhine Do'varden, 31/03/2012 à 19h48
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Ancien 06/04/2012, 18h41
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Il s'était endormi à cause de l'épuisement... Et malgré le réveil brutal, sa tête était comme dans un étau, lourde comme si elle était en plomb, la douleur lui raclant la gorge, le faisant gémir malgré lui.
Et pour toute réponse à cette douleur, la question... Si sa tête l'écrasait déjà, il sentait plus la couleur d'Ewakhine qu'à l'habitude, qui semblait vouloir l'écraser aussi, la pression omniprésente.
La question résonna un instant, comme venue d'un peu loin. Il l'entendit bien avant de la comprendre clairement, et d'en comprendre... l'enjeu.
Non pas que sa réponse était « Non ». Mais le problème était qu'il n'arriverait pas à dire qu'il y avait eu une raison, une raison pour qu'il lui mente. Il refusait de mettre en jeu la vie d'Ewakhine en plus de la sienne. Alors, il l'informait juste au strict minimum.
Et il sentirait que le « Oui » ne serait pas entièrement sincère... Alors quoi ? Un « Peut-être » ne suffirait pas. En fait, il gémit encore, avant de déglutir, et de chercher ses mots. Autant dire ce qu'il en était, simplement.
« Ewakhine... Il n'était pas question de mentir... Mais de t'éviter un danger certain... Que tu peux encore éviter, si tu t'en vas. Enfin... »
Sa voix était faible, brisée, et tout juste pouvait-on l'entendre. Un sourire se formait malgré lui sur ses lèvres, contrastant avec son visage crispé. Il posa une de ses mains derrière lui, pour se relever légèrement. Ses longs cheveux noirs étaient trempés par endroit à cause de l'eau, et son visage goutait un peu, l'eau se mélangeant à la sueur, sueur causée par la chaleur... Chaleur due à sa douleur. Un véritable enchainement.
« Je suis obligé d'admettre que j'apprécie que tu sois venu... Au vu de la situation. Mais... tu risques gros. J'ai peur que tu en risques ta vie... Ce que je souhaite... C'est ni te mentir, ni te cacher d'autres choses. Mais juste en finir avec cette histoire... »
Encore épuisé, il fini par se laisser ré-écrouler par terre, n'ayant même pas encore fait attention au lieu dans lequel il se trouvait.
Malgré lui, son cœur était frénétique. Il aurait aimé couper le bas de sa jambe un instant, un instant fou. Tant qu'à faire, ne pas être là... Ne jamais être venu là. Sa cage thoracique demandait à exploser, et il oscillait entre abandon, et peur atroce...
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Dernière modification de Kastela, 07/04/2012 à 11h29
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  #14  
Ancien 14/04/2012, 11h02
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Ewakhine resta impassible en l'écoutant. Puis il réfléchit lorsque l'humain retomba à bout de force. ''Un danger certain... '' Cela l'intriguait et expliquait plus ou moins ces réactions. Ne lui avait-il pourtant pas dit qu'il serait là pour lui éviter des ennuis s'il ne les avait pas provoqué. Les avait-il provoquer? Silencieux, il laissa le vent souffler doucement sur sa peau glacée et laissa l'odeur de sang de Artiz lui parvenir, ses yeux continuaient à perdre en intensité malgré les blessures de Artiz. Le vampire porta un regard sur lui avant de s'agenouiller à son côté. Il huma un peu plus fort lors d'une inspiration puis leva une main au dessus du corps.

Le jeune homme sentait la peur, et ce n'était pas lui qui la lui inspirait remarqua Ewakhine. De quelle histoire parlait-il exactement? Il n'appréciait pas de ne pas savoir. Il n'appréciait pas non plus de se retrouver au pied du mur et encore moins de se faire menacer ''J'ai peur que tu en risques ta vie'' lui avait-il dit. Ce qui l'aurait fait sourire en d'autres circonstances, ne lui rendit que plus difficile le contrôle de son masque d'impassibilité. Il n'aimait pas ne pas savoir, et il n'aimait pas voir une personne, qu'il essayait d'aider, souffrir en pensant à se laisser aller. Il empestait. Pestant intérieurement, repoussant plus loin quelques souvenirs désagréables et de nombreux visages qui se fondaient en celui d'Artiz, il ôta son gant noir et posa sa main blanche sur le cou de l'être étendu au sol.

Sans tenir compte de ses réactions, il puisa dans ses réserves de magie pour créer un flux sombre et fin qui sembla sortir de ses doigts avant de plonger dans la chair de l'humain qui senti une chaleur nouvelle l'envahir à cette endroit. La chaleur se diffusa au travers de son corps alors qu'Ewakhine prenait conscience des brûlures et blessures de l'homme. Celles-ci se recouvrirent de plaques noires plus ou moins étendues. Le vampire dirigeait son flux passant de plaies à brûlures et de brûlures à blessures. Lorsqu'il pensa en avoir guérit la grosse majorité il retira sa main et rompit le contact avec la magie, quittant le corps d'Artiz dans le même temps.

Le contact avec l'air sur sa propre peau était plus qu'agréable et il prit une petite bouffée d'oxygène pour la sentir se diffusée au travers de son propre corps. Il posa alors son regard sur Artiz et sorti de l'une de ses sacoches un morceau de pain entouré par un chiffon. Terminant de mettre son plan en place dans son esprit, il prit enfin la parole, ignorant si Artiz avait parlé ou non durant le soin d'obscurité, s'en fichant pour le moment et lui exposa les grandes lignes de ce qui le concernait: «*Tu vas manger. Puis, tu me raconteras tout avant de te laisser sombrer dans un sommeil réparateur. Attention, je suis intransigeant là dessus, tu es en sécurité pour le moment donc tu vas prendre le temps de te remettre avant de retourner à la taverne.*»
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  #15  
Ancien 21/04/2012, 15h29
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De sa main droite, Artiz récupéra le pain en silence. Sourcil froncés, cette fois-ci non pas à cause de la douleur, mais bien à cause de ses réflexions, il machait lentement, savourant chaque bouchée. C'était du simple pain, certes. Mais dans certaines situation "du simple pain" était plus que bienvenue. Ses machoires avaient besoin de se décrisper, aussi. Durant les soins, et avec les douleurs, il avait terriblement forcé dessus. Assez pour avoir l'impression que ses dents allaient s'enfoncer d'un coup sec plus profondément dans ses gencives, ajoutant ainsi encore plus de douleur.
Et il réfléchissait donc. Encore. Lui dire ce qu'il savait ? Il savait bien peu, à vrai dire. Il connaissait les grandes lignes de la confrérie, et savait qu'il n'y avait qu'une porte de sortie. Surtout, qu'une des règles était de ne laisser échapper aucune information à propos de la confrérie. Elle n'était pas assez connue pour avoir besoin de cacher son tatouage en permanence, en plus. Ça dépendait des lieux. Alors que dire ?
Machant lentement, avalant, et machant encore, finalement plus vite qu'il ne l'aurait dû... Ainsi pendant quelques minutes, Artiz termina son pain, avant de se relever pour s'assoir. Il y avait quelque chose qui le titillait forcèment. Il n'avait plus son sabre. Et cela, il était certain qu'il en aurait besoin.


"Ewakhine. Je crois que je suis mal placé pour dire ça. Vraiment mal placé. Mais je refuse de retourner à la taverne pour le moment."
L'humain, regardant le vampire, prit le devant pour ne pas se faire couper :
"Et tu es un imbécile si tu m'y emmènes. Un imbécile heureux. Je vais m'expliquer, car tu sembles penser que je te cache les choses volontairement. Défais-toi tout d'abord de cette idée. Tu te fourvoies. Quand on m'a accosté pour ce travail, je pensais déjà ne pas avoir tellement de choix. Mais j'aurais dû refuser, certainement. Par contre, je ne pouvais pas faire chemin inverse, ensuite. Cette confrérie, qui porte le nom peu original de Confrérie de l'Ombre... N'est connue de quasiment personne. Et elle y gagne. Si bien que maintenant que la Dragonne va informer de ma fuite... On va vouloir "m'effacer". Ramène moi à la taverne, et c'est ce qu'ils feront.
Quand j'y suis entré, on ne m'a pas expliqué grand chose. Juste le test que je devais passer, et d'ailleurs, je ne sais pas ce qu'il se serait produit si j'avais échoué... On m'a informé juste de ce que je devais savoir : je serais chargé de livrer des messages, en peu de temps, et de manière efficace. Jusque là, j'étais simple messager. Mais on m'a également indiqué que je devrais parfois faire des livraisons, ou même négocier. Et que dans ces cas là, je pourrais avoir à m'entretenir avec des Écarlates, ou des Dragons. Les premiers sont des assassins... Les seconds, des contacts fixes, qui restent en ville toute leur vie, à partir de leur entrée dans la confrérie. Ils sont nombreux, apparement, de ce que j'ai pu voir, un par ville ou village minimum.
Les autres... Tout ce que je connais, ce sont les Marqueurs et les Maudits... Les uns s'occupent de te "sceller" si tu as dérapé, pour que toute la confrérie soit au courant. Les autres... S'occupent de punir. Avec de la magie noire. J'ai eu un arrière goût l'autre jour Ewakhine, en ta présence...


Ce jour là, je t'ai dit que je partirais bientôt, pour une mission. Je ne savais pas où. Tu le sais maintenant. Mais je n'avais pas à t'en informer. Donc j'ai été puni. Ou plutôt averti. J'entendais des voix, te rappelles-tu ? Plus précisément, j'en entendais une, perçante, aigüe. Celle de la personne qui est terrifiée, celle de la personne qui va être abattue... C'était la voix de ma mère."



L'humain marqua une légère pause, s'humectant les lèvres, avant de reprendre, sans laisser le temps à Ewakhine, encore une fois, de placer un mot :


"Ils sont sensés ne rien savoir de mon passé. Je me suis rendu compte que je les avais sous-estimés. Mon tatouage scarifié s'est mit à saigner, c'était leur oeuvre aussi. Ils peuvent me torturer mentalement quant ils le souhaitent apparement, et je préfère ne pas savoir le reste. Et je pense qu'ils peuvent en faire autant avec toi. Je sais qu'il existe d'autres grades, mais je ne suis pas plus au courant, à ce niveau.
Je suis donc parti en forêt, préférant te quitter et ne pas aggraver la situation. Une couleur m'avait suivie, et c'est elle qui m'a remit le parchemin à remettre. A Galna, m'a dit la couleur. J'y suis donc allé, sans attendre. Une fois là bas, j'aurais apparement, d'après les dires de la tavernière, dormi trois jours sur la même place. Tout ce que je sais, c'est que mon cauchemar s'est répété en boucle... Et que j'étais alors terrifié pendant mon sommeil. Je ne sais pas pourquoi ça m'est arrivé à ce moment. Ni pourquoi j'ai dormi trois jours. Mais quand j'ai rencontré la Dragonne à la taverne, elle m'a simplement remit l'indication "Feu", tandis que je devais informer l'Ecarlate que la lune serait "rouge". Rouge pour le sang, le sang de l'épicier.
Et à nouveau, à ce moment, le soir je veux dire, il s'est passé quelque chose d'étrange... J'ai mit le feu, mais l'épicier était là. Devant la fenêtre que j'avais laissé ouverte. Il devait être mort, mais je voyais sa couleur. Je ne pouvais pas sortir. Je ne pouvais rien faire. Le feu semblait me vouloir, et le reste... Tu le connais.
J'aurais préféré, peut-être, que tu ne me sauves pas, d'un côté. Je ne connais pas le reste de la Confrérie, mais ils voudront t'effacer. Et ils sont foutu de s'en prendre à tes points faibles. Ils sont très informés. Beaucoup plus que ce que l'on peut penser. Amène moi à la taverne... Alors tu seras mon meurtrier.
Je ne le dis pas en tant que "pauvre mortel appeuré", je le dis en connaissance de cause.
Et sache que si je me permet à présent de te dire ce que je sais, ce n'est pas pour ton ordre. Mais c'est qu'à présent... Nous sommes tout les deux dans la même misère. Nous sommes tout les deux en sursis.
Penses-tu réellement qu'il vaut mieux que j'aille à l'endroit où ils sauront que je serais ?"



Il s'arrêta là pour le moment, rajoutant juste en dernière phrase :


"Ah. Et il faudra que j'aille récupérer mon sabre, quoi qu'il en soit. Il est hors de question qu'il reste là bas. Je suis un ver nu sans lui. Maintenant, va savoir comment y retourner sans être surveillé. Même pour toi. Je me demande s'ils ne te surveillaient pas déjà. Maintenant, il est sûr que tu es fiché..."


L'humain plongeait ses yeux marrons dans le regard du vampire. Durant tout son monologue, pas une once d'hésitation n'avait percée. Il avait tout dicté de manière extrêmement claire, les syllabes se détachant les unes des autres, alors qu'il gardait les sourcils froncés et le visage tendu. Il en avait même oublié de remercier Ewakhine pour les soins.
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Dernière modification de Kastela, 05/05/2012 à 12h34
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Ancien 05/05/2012, 13h21
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Le vampire était debout à présent. Il avait essayé de le reprendre au début de son monologue, mais voyant qu'il avait de nombreuses choses à dire il l'avait laissé parler. Constatant avec une légère pointe de regret qu'il émanait de son sang une odeur de vérité : en effet, il aurait préféré que ce qu'il lui apprenait soit faux. Parce que là... il était question de Sibyllina. De la Taverne aussi, mais surtout d'elle et ceci l'avait rendu très attentif. Il était resté à fixer Artiz de longues minutes. Et lorsqu'il eut terminé il s'était redressé. Avec un simple ''Bien'' des plus neutres. Il ne souhaitait pas se laisser submerger par une quelconque émotion qui risquait de leur porter préjudice, aussi se mit-il ensuite à marcher. Lentement, dans l'obscurité de la nuit. Il avait besoin de réfléchir. Porter Artiz à la taverne semblait donc compromis. Ainsi que ce qu'il avait pensé faire. Ce qu'il comprenait aussi c'était qu'ils étaient face à un groupuscule organisé et discret. Très bien organisé et très discret au vu de ce que l'humain lui avait raconté. Une présence dans chaque village minimum. Et aucun besoin de cacher leurs signes distinctifs. Il se demanda s'ils avaient aussi de l'influence sur certaines milices ou certains nobliaux.

Il marchait, laissant Artiz de côté, réfléchissant à ce qui s'annonçait pour eux. Aucun moyen de laisser l'histoire s'achever ainsi. Il devrait garder l'enfant avec lui, l'aider à récupérer son sabre sans quoi, il semblait qu'Artiz serait plus un poids qu'autre chose et trouver un moyen de se soustraire à leur influence. Bien. Voilà qui s'annonçait réjouissant. Il jeta un regard à son compagnon encore au sol, ne laissant rien percer de son regard si ce n'est une détermination sans faille. S'ils touchaient à Sibyllina... il préféra ne pas y penser et réfréna donc une vague chaude qui menaçait de le subjuguer. Il se reconcentra. Artiz avait parlé de différents grades, avec chacun leur spécialité. A priori, comme beaucoup de guildes secrètes, une personne ne connaissait que peu d'autre complices. Une manière de ne pas faire plonger toute une compagnie à cause d'une langue mal tenue. Mais peut-être ceci lui serait-il utile. Bien entendu, certaines autres personnes en connaissaient un peu plus et orchestraient tout. Mais il espérait tout de même ne pas avoir attiré leur attention. Un plan se formait dans sa tête : ils étaient dans une petite bourgade sans influence connue et il se trouvait dans cette même bourgade des personnes qui savaient pour eux deux. Qui connaissaient le risque qu'ils représentaient. Cependant, a priori, ils n'étaient pas très influents et ne se connaissaient peut-être pas forcément entre eux... Cependant, Artiz, en avait vu au moins deux. Peut-être parviendrait-il à les reconnaître? Si oui, il pourrait alors aller les voir personnellement. La diplomatie évitait de nombreux massacres inutiles. Et parfois la dissuasion et la menace agissaient plus efficacement que la diplomatie.

Ewakhine s'était arrêté sans s'en rendre compte, adossé à un arbre dans la lueur nocturne de la lune, il tâchait de mettre bout à bout ses informations. Prêt d'une heure s'était écoulée depuis qu'ils étaient arrivés dans cette clairière. Il revint à son problème : il pourrait donc les convaincre d'une manière ou d'une autre de ne pas propager l'information. En tant qu'ex-assassin, il devrait arriver à se faire entendre et peut-être voir tel un confrère, ce qui lui serait utile. Le problème c'est que le nom de cette confrérie ne lui disait rien. Peut-être était-elle récente, de moins de deux siècles, et donc ceci expliquerait qu'il n'en sache rien malgré ses activités encore récentes. Pourtant, un réseau si étendu laissait à penser qu'il s'agissait plus d'une renaissance que d'une création. Il toucha l'espoir que peut-être ceci pencherait en sa faveur, mais il se rendit bien vite compte qu'en deux siècles, les humains pouvaient facilement se tourner vers une nouvelle allégeance. Il laissa cette idée de côté et revint à son plan principal.
Pour que celui-ci fonctionne, il faudrait qu'aucune personne influente ne soit dans les parages. Il fallait aussi agir vite et espérer que des oiseaux ne soient pas déjà partis dans en direction des villes voisines. Un détail titillait l'être ténébreux, Artiz avait clairement fait comprendre qu'il était aussi vulnérable que lui, et il en était convaincu, ou du moins avait des raisons de le penser. Ce qui laissait supposer que la confrérie en question disposait de chasseurs de vampires, voire peut-être de certaines connaissances vampiriques dangereuses. A cette idée, lui en vint une autre : peut-être que certains vampires prenaient part à cela. Il fronça les sourcils et regretta de s'être laissé aller ces dernières années, il aurait pu peut-être en apprendre d'avantage. Non. Il ne regrettait rien finalement, il avait fait un choix et sur ce choix, il ne pouvait revenir, même s'il l'avait voulu or il ne le voulait pas. Un visage de succube se peignit dans sa tête et un léger sourire naquit sur ses lèvres. Non... il ne regrettait vraiment pas. Et de toute façon, il n'avait rien perdu, et s'était juste tenu au courant du minimum. Résolu, il commença à croire en son plan, un autre commençant à naître dans son esprit. Il se détacha de l'arbre et, toujours dans son ombre, regarda Artiz. Ses pupilles s'étaient éteintes, sa Soif calmée ainsi que ses émotions. L'un des défauts de son plan était qu'il devait prendre en compte l'humain pour agir. Et récupérer son sabre. Secrètement, il espérait presque que l'un des membres de la confrérie l'ait ramassé, cela leur éviterait bien des problèmes.
L'humain, bien que fatigué ne semblait pas encore dormir.

''Très bien. Tu resteras donc avec moi. Mais je t'enjoins à dormir. Tu n'es nullement en état de faire quoique ce soit. Et tes blessures ont besoin de temps pour guérir. Tu as quelques heures devant toi, je te réveillerais avant le levé du soleil, j'aimerais agir vite. Je pense que tu peux le comprendre.'' Dans sa voix vibrait une légère émotion, celle de l'inquiétude mêlée à celle de l'impatience réfrénée. Mais il n'ajouta qu'un ''Repose toi'' pour couper court à toute protestation avant de se ré-adosser au tronc de l'arbre. Éreinté, Artiz ne servirait à rien et pire : pourrait se faire tuer stupidement. Ce qu'il refusait. De toute façon, l'humain avait besoin de se reposer après ses épreuves de la journée. Ewakhine détourna le regard vers la lune argentée.
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Dernière modification de Ewakhine Do'varden, 05/05/2012 à 13h35
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  #17  
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Artiz l'avait regardé tourner en rond, silencieux, se rendant bien compte de la situation. Peut-être de façon un peu flouée. Comme au milieu d'une tornade. Enfin quoi qu'il en soit... Il gardait un avantage. Il ne voyait pas les signes de la confrérie, mais était capable d'imprimer les couleurs qu'il rencontrait. La plupart étaient capable de se tuer plutôt que d'être torturés puis tués par la confrérie.
Lui même...
Lui même espérait qu'aucun Maudit n'était dans le coin. Son sceau le liait à eux. Il ne savait pas ce qu'il permettait d'autre. Savoir où il était ? Non... Le sceau saigne au moment où il est utilisé, apparement. Un contre coup du sort. Donc pour le moment, il ne risquait rien ? Peut-être. Ce n'était qu'une hypothèse.
Il était déjà certainement marqué en tout les cas. Et si la dragonne avait déjà prévenu ? L'écarlate n'était pas intéressée, certainement, ça lui était égal...

Mais la dragonne devait certainement avoir affreusement peur de la Confrérie. Sûrement une orpheline. Que rien ne rattachait, elle aussi.
Elle avait hésité au moment où elle le rencontrait. Ceci avait-il était prévu ? Ce malaise... Ceci était-il un test ?

Et que sait-on sur lui ? Que sait-on sur Ewakhine ? Ils allaient forcément opérer dans l'ombre... Ils n'étaient pas assez bêtes pour s'offrir en pâture, et mettre à découvert leur réseau.
Ce qui voulait dire... Que si jamais tout ratait, à la limite, peut-être... Que les sceaux disparaitront. Mais les membres resteraient fichés. Ce serait juste un moyen de ne plus être repéré. Mince...


Et ces rêves ? Et ces souvenirs ? Était-ce encore eux ? Il n'avait pas regardé si son sceau avait saigné. Et s'il n'avait pas saigné, et que c'était eux ? Alors cela dépendrait-il de la puissance du sort ? Bon sang.


...


"Repose toi" retentit. La première phrase n'avait pas été entendue par l'humain. Il était trop dans ses pensées. Pour toute réponse, l'humain s'immobilisa. Il devait certainement le voir comme un poids. Et pourtant, son aura était tellement faible à côté de la sienne qu'il passerait certainement plus inaperçu que le vampire. Quitte à devoir jouer sur les apparences. Se couper les cheveux, maquiller, enlever le bandeau, de nombreuses possibilités étaient là. Des gants sur les mains, une apparence d'herboriste peut-être. Après tout...
Et si la réponse était dans le sommeil...


...


Mais il n'arrivait pas à dormir. Immobile... Des heures et des heures durant. Le souffle sur sa peau était trop humide. Il décidait même de se lever, pour aller dans un coin où ce courant d'air ne le dérangerait pas. Il se levait donc. Et quelque chose crissa sous son pied droit. Alors il s'arrêtait. Une main sur son épaule, celle d'Ewakhine, apparemment, qui voulait qu'il se rassisse ? Ou non. Celui qui le retenait dit simplement

"Tu aurais dû m'écouter, tu ne penses pas ? Bien avant. Tu as agis trop tard, tu ne penses pas ?"

La voix du vampire le glaçait, emprunte de mystère, mais comme venant d'ailleurs, résonnant à l'intérieur de sa tête et à l'extérieur, comme si c'était un esprit qui lui parlait. Mais quelqu'un d'autre était là. Un doux parfum...
Un doux parfum qui venait titiller ses narines. Mais un parfum qui devint subitement putride.
Et puis, soudain, un baiser. Encore Séléna... Encore ce goût de mort et de rancoeur. Ce goût de sang. Il aurait voulu que ce soit un rêve. Se réveiller... Quelle question, ça n'en était pas un. Tout était si réel. Trop réel.

"Va-t-en" dit l'humain, posant une main puissante sur le cou de la jeune femme, sans agir. Artiz lui avait promit. Et soudain... Plus rien. Pendant de longues, longues secondes. Minutes ? Aussi bien c'était une heure. Qu'en savait-il ?
En plus de ne pas avoir d'image, le son était à présent absent. Pas de vent. Pas de son, plus d'odeurs, pas de... couleurs. Ewakhine ?

En réponse, un cri strident. Puis un sursaut d'effroi d'une autre personne. Deux autres cris. Qui résonnaient, longuement, longuement... Qui ricochaient, qui lui brisaient les tympans... Qui l'immobilisaient. Sous pression, comme une gachette de pistolet...


...


Artiz avait rêvé debout. Il s'était relevé durant son rêve, comme un somnanbule. Mais il restait pour le moment dans son rêve. Sans se rendre compte que ça restait un rêve, alors qu'il l'avait déjà fait maintes fois, sous telle ou telle forme... Debout. La main était celle d'Ewakhine ?
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Dernière modification de Kastela, 12/05/2012 à 12h40
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  #18  
Ancien 31/07/2012, 21h54
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Il avait glissé pour finalement se retrouver en position assise contre le tronc d'arbre et son regard s'était porté sur une petite pochette lorsqu'il avait entendu Artiz bouger dans l'obscurité lunaire. Et parler. Le vampire tâcha de ne pas y prêter attention les premières secondes, cependant l'humain ne se calmait pas et ses mouvements commençaient à devenir de plus en plus brusques. Des quelques syllabes incompréhensible ressortirent un mot, un nom : ''Séléna''. Ceci lui rappela la mauvaise période d'Artiz et il jugea que l'humain devait encore s'en vouloir.
Ewakhine se releva d'un seul geste silencieux puis s'approcha de son compagnon à terre. Il fit un pas en avant avant de s'interrompre devant la levée spectaculaire et somnambule d'Artiz. Il le vit se relever avec difficulté mais réussite. Il l'interpella une fois par son prénom. Puis une seconde avant de s'approcher de l'adolescent.

''Réveille toi, Artiz.'' répétait pour la troisième fois Ewakhine après avoir posé sa main sur son épaule. Le contact fit sursauter l'humain qui le regarder hébété. Le vampire le jaugea un court instant puis retira sa main gantée de noir. Il se détourna de lui et se dirigea jusqu'à l'arbre au pied duquel il s'était assis et ramassa une petite sacoche dont la couleur sombre n'était pas discernable dans l'obscurité. ''Tu rêvais en marchant me semble-t-il. Ou plutôt cauchemardais. Remets toi de tes émotions, il est l'heure.'' Sa voix était neutre bien qu'un soupçon de chaleur subsistait.

Le vampire fit de nouveau face à l'humain et se rapprocha sans bruit de lui. Le vent nocturne s'était rafraichi mais cela ne l'affectait nullement, l'humain un peu plus. Ewakhine sorti de l'une de ses petites sacoches de ceinture un morceau de pain et un petit sachet légèrement graisseux contenant de la viande séchée. ''Nourris toi, nous allons nous rapprocher en silence du village mais tu ne supporteras pas un nouveau transport de l'ombre sans avoir repris tes esprits et un peu de couleur. La marche à l'air frais ne pourra que te ragaillardir.''
Après un dernier regard pour s'assurer qu'il avait bien compris, Ewakhine se mit en marche. En effet, cette marche forcée ne le réjouissait pas plus que cela car ils perdaient du temps mais si l'humain se mettait à ne plus pouvoir se repérer pendant une heure ils n'y gagneraient pas plus. Tâchant de rester impassible, Ewakhine réenvisagea le plan qu'il avait prévu pendant les vingt minutes que durèrent la marche. Il arriva à la conclusion qu'il y aurait des imprévus et ceci fit passer une ombre sur son visage.

Après un quart d'heure de marche, le vampire se tourna donc vers le jeune adulte pour lui tendre une main gantée. Quelques gouttes se mirent à rebondir sur les feuilles des arbres les dominant et le ciel s'éclaircissait au loin. ''Le soleil ne va pas tarder à se lever, Artiz. Dans une heure environ, il serait bon que vous ayons retrouvé ton sabre avant. Je vais nous y transporter magiquement, d'accord? Donne moi juste ta main.''
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  #19  
Ancien 08/09/2012, 14h03
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Au moment où la main s'était posée sur son épaule, un réflexe vif d'Artiz l'avait poussé à dégainer un sabre inexistant d'une main crispée.
Semblant essouflé, il le regardait puis regardait autour de lui, cherchant des repères. Ils n'avaient pas bougé. On ne les avait donc pas retrouvés... pas encore. Avec une légère hésitation, il prit le morceau de pain qu'on lui tendait sans réellement broncher, l'esprit encore vaporeux, puis suivit les consignes du vampire. Sans le laisser le moins du monde paraitre, il semblait surpris.
Étant donné la situation actuelle, il pourrait presque se sentir en sécurité, comme si rien ne s'était passé. Mais la marque sur sa main lui rappela que cette situation était plus que désespérée, actuellement.

Il avançait cependant, poussé par le désir de récupérer son sabre. Certes, cela ne lui sauverait pas la vie. Cependant, il pourrait au moins en tuer un peut-être. Leur montrer son ardeur.
... Quelle stupidité.

''Le soleil ne va pas tarder à se lever, Artiz. Dans une heure environ, il serait bon que vous ayons retrouvé ton sabre avant. Je vais nous y transporter magiquement, d'accord? Donne moi juste ta main.''

L'humain regarda son coéquipier d'un air un peu absent, le temps que les paroles traversent ses pensées qui formaient un brouillard épais. Lorsqu'il eut compris, il tendit la main, se demandant si le transport serait moins violent avec la distance réduite.

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A une cinquantaine de mètres de là, contre le vent frais du matin, se trouvait une femme. Une Drow, plus précisément, qui, heureuse de la pénombre encore légèrement présente dans ce bois, restait à moitié cachée contre un tronc. Ses cheveux blancs sont taillés courts, et semblent salis par des herbes ou de la terre. Ses yeux rouges témoignent d'une descendance directe d'anciens Drows, et elle ne semble pas bouger, même pas pour respirer.

Elle épie, simplement, ses deux mains aux doigts éffilés prêtes à prendre ses dagues si le besoin s'en fait sentir. Elle l'a reconnu : c'est lui, l'humain dont on lui a parlé. C'est donc lui, et il est accompagné... Les paroles ne lui parviennent pas malgré le sens du vent, et elle espère que leur arrêt ne durera assez pour qu'elle puisse s'approcher.

La brise tourne, la Drow reste immobile. La cime des arbres se met à embrasser un ciel embrasé. Les animaux encore endormis laissent une tension peser.

Narka a une marque sur la main droite.
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  #20  
Ancien 13/10/2012, 19h57
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La main gantée du vampire se referma sur celle de l'humain et tout deux disparurent dans des volutes de fumée noire.
C'est le vent qui leur parvient en premier puis Ewakhine se sépara de son compagnon, ne le lâchant cependant pas des yeux, prêt à intervenir au cas où celui-ci s'effondrerait. Il n'était pas rare que les vivants supportent mal ce transport magique. Ils étaient de retour dans le village qui se réveillerait sous peu, Ewakhine lui en fit part pour qu'il puisse mieux se répérer. Il lui décrivit un peu les lieux puis le laissa reprendre ses esprits et se repérer. Il fit, quand à lui, un tour d'horizon en laissant ses sens s'échapper : quelques hommes étaient éveillés et, chose étrange dans ce petit village, semblaient patrouiller. L'elfe gris doutait qu'ils soient déjà au courant de la disparition d'Artiz, néanmoins il était étrangement titillé par quelque chose qui ne lui plaisait guère. Il tut cela, se contentant de garder l'œil ouvert et les sens aux aguets. Il était convaincu que quelque chose se passerait avec cette organisation secrète et pas du bon pour eux. Peut-être resterait-il cependant quelqu'un qu'il pourrait influencer pour obtenir des renseignements. . Après avoir jeté un œil au ciel, il fit face à l'humain de nouveau.

'' Sais-tu qui à bien pu reprendre ton sabre? Il faut que l'on se dépêche avant de s'attirer le village en entier sur le dos. ''

L'humain lui dit qu'il n'en avait aucune idée et que n'importe quel villageois pouvait l'avoir gardé pour lui. Pis, il était même possible qu'il ne soit plus là. Cependant, il évoqua une certaine Dragonne qui lui semblait étrange. Cela ne réjouit pas le vampire qui demanda ensuite où ils pouvaient trouver la Dragonne et surtout si Artiz avait un moyen quelconque de localiser son arme.
La réponse qu'il aurait espéré fut négative aussi regarda-t-il une dernière fois en direction de la forêt avant de s'engager dans une ruelle, poussant Artiz devant lui. Il ignorait encore comment ils allaient retrouver cette Dragonne mais au vu de la population réduite cela devait être faisable. Il n'avait qu'une seule crainte : le manque de temps.

'' Allez, je te suis. Et surtout... pas de bruit. ''
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